Nos prochains rendez-vous :

jeudi 22 octobre à 21H : Débat après la projection du film "Le Syndrome du Titanic", cinéma le Louxor à Oloron.
jeudi 12 novembre à 20H30 : réncontre Gédéol au centre d'animation.
Venez nombreux!
Vendredi 16 octobre 2009
Gédéol vous propose une discution après la projection du film de Nicolas Hulot, le jeudi 22 à 21H, au cinéma le Louxor à Oloron.
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Dimanche 10 mai 2009
Gédéol s'associe à ATTAC Pau, Gauche Alternative 64 et NPA Béarn pour dénoncer l'aberration du Grand Prix Automobile de Pau.



A l'heure où les problèmes écologiques (pollution, dérèglement climatique, épuisement des ressources énergétiques non renouvelables, etc) et sociaux (crise économique, destruction des services publics, racket de l'argent public pour renflouer les banques, etc) deviennent insoutenables, les sports mécaniques sont l'expression la plus flagrante de l'aveuglement général, de notre incapacité à entreprendre les changements vitaux.

Culte de la technologie au mépris de la nature, ils font la promotion de pratiques irresponsables (vitesse, pollution, gaspillage) et néfastes (bruit, compétition, publicité), ceci pour l'unique profit des actionnaires de l'industrie des transports et de l'énergie.

Les dirigeants de l'industrie des transports savent pourtant déjà que la déplétion pétrolière sonne le glas de leur croissance, de manière bien plus certaine que la crise économique. Ils feraient mieux de reconvertir leurs entreprises dans la production de systèmes économes (vélo électrique, panneaux solaires, éoliennes, etc).

Les dirigeants de l'industrie de l'énergie savent, quant à eux, que la crise énergétique va faire exploser leurs profits et il feraient mieux de ne pas jeter de l'huile sur le feu.

Quant aux organisateurs de ces manifestations "sportives", eux qui se targuent de stimuler l'activité économique et culturelle de leur ville, ils feraient mieux d'évaluer les retombées économiques réelles de leur action et de considérer les conséquences à long terme de l'exemple qu'ils donnent à nos enfants.

Pur produit du XX siècle, les sports mécaniques n'ont plus leur place dans le XXIème.

contact

Pendant les 2 semaines précédents le GP, des équipes de 2 à 5 personnes distribuent le tract ci-dessus en se promenant dans Pau sur des engins roulants mal identifiés.


Ces vélambulations nous permettent aussi de prendre la température du public Palois atteint de la maladie de la bagnole (comme l'ensemble du monde occidental, mais ici nous avons une métastase sérieuse). Une bonne moitié s'en fout complètement, comme de la nature en général et de l'avenir de leurs enfants. La consommation obligatoire, ils l'ont intégré à fond. Sur la moitié restante, une majorité est contre cette manifestation sportivopognonesque et nous soutient. Le reste, c'est évidement les pro-GP et voici leurs arguments principaux :

- Ca a toujours existé ! Variante : c'est la tradition.
C'est Henri IV qui se retourne dans sa tombe. Et les habitudes, ça se change, quand elles sont mauvaises.

- Sans le GP, la ville est morte, il ne se passe rien.
Il se passe dans une ville ce que l'on y organise. La vie associative et culturelle est aussi développée à Pau que dans les autres villes de France et si certains ne perçoivent que le GP, manifestation des plus bruyantes, ils devraient consulter pour leurs capacités auditives.

- J'aime les voitures.
L'argument massue et le plus fréquent ! JE JE JE, alors le reste n'a aucune importance. Inutile de lire ce tract ou même de discuter avec celui qui le distribue, au delà de mes désirs individuels, point de réflexion, point de responsabilité.

Moins fréquent : Les sports automobiles font progresser la technologie et vont nous permettre de trouver une autre source d'énergie.
Comme stimulant du progrès technologique, on ne peut qu'être d'accord. Par contre pour trouver une autre source d'énergie, c'est une autre paire de manche, qui touche au divin ou à l'essence même de la nature. Car l'énergie, ce n'est pas quelque chose qui s'invente mais seulement quelque chose qui se manipule et ce transforme, avec de la technologie. Il y a eu 2 révolutions énergétiques dans l'histoire humaine : le feu il y a quelques centaines de milliers d'années et le fossile il y a 2 siècles, s'en remettre à une 3ème révolution énergétique et pour le moins hasardeux. Mais je sort du cadre de cet article...


Voici les contributions des 4 organisations signataires :

ATTAC 64
A l’heure d’une crise économique, sociale et écologique,  produite par la politique néolibérale, le Grand Prix Automobile de Pau apparaît clairement comme une manifestation d’un autre âge : coût écologique indécent, apologie de la compétition et de l’individualisme, gaspillage de l’argent public de l’agglomération paloise.
Dans une période où la prise de conscience écologique est urgente et inéluctable, l’argent public de l’agglomération paloise doit-il servir à promouvoir ce genre de manifestation?
Pour un monde Écologique et Solidaire, Non au Grand Prix de Pau!

Le collectif Gauc he Alternative Béarn
En 2008 à Pau, la liste "Vraiment à Gauche" de Schatz que nous soutenions, a fait émerger publiquement le débat sur l'absurdité d'un grand prix automobile à Pau au 21ème siècle. Depuis la presse s'est emparé du dossier, et Martine Lignères Cassou, obligée d'intervenir dans le débat, nous promet un "grand prix propre", avec contrôles
de pollution et plantation d'arbres équivalents CO2 !
Comme son collègue David Habib, défenseur des "bio" carburants imposés par les agro-industriels, elle se moque du monde et cette irresponsabilité nous mène dans le mur : ce n'est pas en cachant la réalité par de fausses mesures et en faisant plaisir aux lobbies qu'on arrêtera la course infernale d'un système capitalisme destructeur d'hommes
et d'environnement. Il est temps de dire STOP ! Stop au délire autoroutier Langon-Espagne, stop au tout camion sur la N10, stop au diktat de Total sur les "solutions carburants", et bien sûr stop à des "jeux" automobiles d'un autre âge dans les rues de Pau !

Gédéol
Le bruit court que l'édition 2010 du Grand Prix de Pau n'aura pas lieu.
Cette manifestation doit s'arrêter parce qu'elle est nuisible en soit, par les valeurs qu'elle prone (vitesse, compétition, culte de la technologie) et non parce que les constructeurs déclarent forfait.
L'arrêt de cette manifestation doit être comprise et acceptée par les organisateurs et la municipalité de Pau, car c'est bien les sports mécaniques en général qui posent problème, bien plus que le Grand Prix de Pau en particulier.

NPA Béarn
En l'absence d'arguments fondés et recevables par les palois, c'est au nom de la  "tradition" et des intérêts économiques d'une minorité que les défenseurs du GP justifient le maintien de cette compétition anachronique.
Le Grand Prix, c'est :
- près de 2 millions d'euros partis en fumée chaque année, soit davantage que le coût de la gratuité des transports en commun à Pau,
- des employés municipaux mobilisés pendant plusieurs mois,
- des nuisances pour les riverains et pour une majorité de palois,
- une vitrine publicitaire pour les grands groupes pétroliers et automobiles,
- des tonnes de pétrole gaspillées pour rien.
Parce que le maintien de cette compétition relève d'un choix politique archaïque, exigeons la suppression du GP de Pau et proposons à nos enfants un autre modèle de société.


Par Marc Pleysier - Publié dans : Action
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Vendredi 3 avril 2009
Cet article est paru dans le dernier Télérama
Le Monsieur qui est interviouvé est un proche conseiller de N. Hulot. Non non, ne fuyez pas! Son discours est très interessant...

Par les temps (de crise) qui courent, l’économie mondiale se découvre une âme écolo. Mais derrière une certaine prise de conscience de l'urgence se cache surtout une stratégie opportuniste des industriels… C’est en tout cas l'opinion du philosophe Dominique Bourg, que nous avons interrogé à l’occasion de la Semaine du développement durable..


- Photo : leinaD Daniel / Licence CC by-nc http://www.flickr.com/photos/leinad-dp

Les constructeurs automobiles se ruent sur la voiture électrique, Barack Obama propose un plan de relance « écologisé », le secteur des green techs ignore la crise et, information moins connue mais véritablement révolutionnaire, la Chine vote une loi écologique qui va bouleverser son modèle de développement (1). Ces derniers mois, sous l'effet de la tourmente financière, l'économie mondiale se découvre une âme écologique et un nouveau mantra : la « croissance verte ». Simple effet de panique ou basculement profond de modèle ? A l'occasion de la Semaine du développement durable, Dominique Bourg, philosophe et conseiller rapproché de Nicolas Hulot, décrypte ce brusque « verdissement » des stratégies économiques et industrielles.

Pourquoi cet engouement soudain pour l'écologie ?
La crise financière et économique rend brutalement audibles des mots rejetés et méprisés par les décideurs : décroissance, écologie, pic pétrolier... L'écologie, qui était LA grande oubliée de l'économie, est en train d'en devenir un élément essentiel. Tous les économistes s'y convertissent, c'est plutôt drôle ! Et regardez l'industrie automobile, qui se découvre une identité « verte » après avoir freiné des deux pieds pendant des années ! Quel temps perdu ! En Californie, au début des années 1990, une loi a imposé qu'une partie du parc automobile fonctionne à l'énergie électrique. General Motors et d'au­tres constructeurs ont alors conçu - et vendu - des modèles électriques. Et puis la loi a changé, ils les ont détruits et en ont arrêté la production. S'ils avaient continué, ils auraient aujourd'hui une avance extraordinaire. Même chose en France : le patron de PSA, Jean-Martin Folz, avait lancé une hybride ; quand il a quitté son poste, son successeur, Christian Streiff, a suspendu le projet durant un an. C'est hallucinant. A l'époque, on disposait déjà de toutes les connaissances fondamentales sur le climat, sur les tensions en matière de ressources, sur la biodiversité ! Mais les constructeurs automobiles vivaient retranchés dans leur forteresse mentale, incapables d'intégrer les signaux faibles, tout comme les forts. Au mieux, c'était de la « mauvaise foi », au sens de Sartre : je sais ce que je ne veux pas voir, pour mieux me le cacher...

Pour la première fois, on comprend
qu'il faut tenir compte du monde
réel et de ses limites”

Pourquoi a-t-il fallu une crise financière pour passer au vert ?
Le lien ne va pas de soi, et pourtant, les crises financières et écologiques témoignent d'une même logique. Pendant des années, nos systèmes ont fonctionné sur l'a priori absurde que le monde physique et vivant n'existait pas. Nous avons construit un univers artificiel d'accumulation sans limites et de déni de responsabilité. Les subprimes, la titrisation, comme la surconsommation de matières et d'énergie, tout cela supposait un processus de croissance indéfinie ne connaissant aucune contrainte. Or que se passe-t-il au­jour­d'hui ? Cette logique implose : pour la première fois, on comprend qu'il faut tenir compte du monde réel et de ses limites. Et puis, la crise financière « parle » aux constructeurs, qui sont avant tout des financiers. Tous leurs repères, tout leur monde s'effondrent brutalement. Et les voilà obligés de s'intéresser à un mode de pensée qu'ils rejetaient violemment : l'écologie, c'est-à-dire le fait qu'existe une réalité finie, contraignante... L'inverse du monde de l'accumulation infinie !

Vous pensez qu'on assiste à un vrai basculement de modèle ?
Tout dépend des secteurs. Les industriels de l'énergie, qui sont obligés de faire de la prospective au long cours, ont compris depuis une bonne dizaine d'années. Les pétroliers, par exemple, ont fini par admettre le peak oil, le moment où les ressources pétrolières commencent à décroître : le dernier rapport de prospective de Shell évoque 2015 ! Mais dans le cas des constructeurs automobiles, je vois surtout une grande panique ! Aujourd'hui, ils se sont persuadés que le consommateur « attend » la voiture électrique. Mais pourquoi pas l'hybride rechargeable sur secteur ? L'électricité en soi n'est pas la panacée. L'important, c'est la façon dont elle est produite, à partir d'énergies carbonées ou non, renouvelables ou pas ! Mais les constructeurs ne se posent pas ces questions.

Nous sommes sept milliards sur la planète,
alors l'exploration de terres inconnues
au volant de sa voiture, il faut laisser tomber !”

Et ils n'ont toujours pas compris, je le crains, que la voiture vit aussi une énorme mutation symbolique. Pendant des décennies, l'auto a été l'objet du désir « mimétique », pour reprendre René Girard : chacun désirait ce que désirait autrui... la voiture du voisin en mieux ! C'était aussi l'objet technologique par excellence. Celui au travers duquel le progrès devenait accessible à tous et qui symbolisait les valeurs modernes : la liberté, la mobilité, l'évasion dans un monde sans limite. Comme dans ces pubs grotesques où un type tout seul dans sa bagnole découvre des paysages sauvages, à l'instar des explorateurs du XIXe siècle. Mais ce monde n'existe plus. Il n'y a plus un domaine où nous ne soyons confrontés à la finitude. Y compris en termes d'occupation de l'espace : nous sommes sept milliards sur la planète, bientôt neuf, alors l'exploration de terres inconnues au volant de sa voiture, il faut laisser tomber ! Du coup, la voiture se transforme en un objet ringard et coupable, associé symboliquement au changement climatique (même si les transports ne sont responsables que de 20 % du réchauffement). Bref, l'objet fétiche devient la victime expiatoire du changement de monde en cours.

Le développement durable est surtout vu comme un moyen de relancer la machine économique. Le discours dominant reste celui de la croissance, même si on parle de « croissance verte »...
La croissance verte est un leurre. En réalité, les technologies ont toujours eu une part « verte », elles ont toujours permis de réaliser des gains de productivité en dépensant moins de matière et d'énergie pour un service équivalent. C'est le cas emblématique de l'informatique : parce que c'était de moins en moins coûteux, on a augmenté la puissance, les services rendus... et on a découvert l'effet rebond ! C'est-à-dire que nos appareils consomment moins d'énergie, mais leur usage s'intensifie, ce qui finit par annuler la baisse de consommation, à usage et parcs constants.

Cette vision de l'écologie triomphe actuellement parce qu'elle nous permet de ne réformer notre système que partiellement. Avec la croissance verte, nous pouvons continuer sur notre lancée du toujours plus. Les Etats-Unis d'Obama sont certes beaucoup plus écolos mais restent dans cette logique. Ils ne voient pas le problème et ne peuvent sans doute pas le voir.

Pourquoi ?
Il faudrait être capable de s'interroger sur le coeur de notre civilisation et de notre modernité. Or nous en sommes très loin. Nous sommes la seule civilisation à avoir « naturalisé » le monde, pour reprendre le travail magistral de l'anthropologue Philippe Descola (2). Nous avons réduit le reste du monde à un stock de ressources naturelles et avons décidé que les autres êtres vivants n'avaient aucun accès à la pensée, au contrat moral, au sentiment... A cela, il faut ajouter la grande mutation individualiste. Nous ne percevons dans la nature que ce qui permet de satisfaire à l'infini, via le marché et les technologies, les désirs individuels. Or ces désirs sont des produits de l'imaginaire occidental, qui est précisément un imaginaire de la transgression des limites. Nous avons conçu l'invention des technologies comme un processus indéfini ; les lois de la physique comme ce qui nous permettait de faire reculer sans cesse les bornes de la nature. Nous avons vu dans la morale une espèce de code qui pouvait être remis en cause ; dans les canons esthétiques, des bornes qu'il convenait de dépasser. Nous avons même fini par transformer le corps, via le sport, en un terrain de transgression des limites. Le fameux mythe de la croissance est l'expression la plus englobante de cet imaginaire de la transgression. Or, c'est précisément cela que la crise écologique remet en cause. Et nous ne sommes toujours pas prêts à l'accepter.

Aujourd'hui, l’écologie devient une affaire
d'ingénieurs. C'est une étape de plus
dans sa courte histoire.”

L'écologie est devenue le terrain des techniciens. N'est-ce pas un signe d'échec ?
La difficulté, c'est qu'on ne peut pas mettre à bas tous ces a priori culturels et spirituels. On ne peut les faire évoluer qu'avec des leviers indirects, à l'instar de la « contribution climat-énergie » (c'est-à-dire une surtaxe sur le carbone dont le fruit est arithmétiquement redistribué) que la Fondation Nicolas Hulot a proposée lors du Grenelle : elle permet d'introduire de la finitude dans la vie quotidienne des gens. J'y vois une manière de tirer le fil d'un tricot pour finir par le détricoter. Car le spirituel, ou le culturel, ne se transforment pas de front mais de biais, aussi bien par l'esprit que par des mesures très concrètes. N'oublions pas que l'écologie est un mouvement très récent. Dans les années 1970, elle était axée sur l'idée du bien-être, sur la recherche d'une société meilleure. Puis elle a été très naturaliste. Aujourd'hui, elle devient plus une affaire d'ingénieurs. C'est une étape de plus dans sa courte histoire.

Nos représentants élus n'ont pas
été habitués à concilier
le court et le long terme.”

Pour vous qui êtes philosophe, ce n'est pas frustrant de n'en appeler qu'à des mesures technico-économiques ?
On ne change pas une civilisation avec des analyses. Ou alors cela met des siècles. Regardez combien de temps il nous a fallu pour changer notre regard sur le travail. Pendant toute l'Antiquité, le travail, c'est ce qui avilit. Au Ve siècle, saint Benoît décrète que le travail conduit à Dieu. C'est un changement radical ! Mais il faudra attendre Adam Smith, et surtout le XIXe siècle, pour qu'il structure effectivement la société. Or nous n'avons pas quatorze siècles devant nous !

La capacité de nos élites à voir ou à ne pas voir le problème est donc fondamentale. C'est LA grande leçon de Jared Diamond (3) : ce n'est jamais pour des raisons environnementales qu'une société s'effondre, c'est pour la façon dont elle y répond. Mais nos institutions sont-elles à même de répondre à ces questions ? Nous sommes toujours des héritiers de la philosophie du contrat : nos sociétés sont organisées de façon que chacun puisse maximiser sa production et sa consommation, nos représentants sont élus pour ça. Et ils n'ont pas été habitués à concilier le court et le long terme. Il faudrait proposer, comme je le fais avec un collègue américain, une chambre de représentants dévolue aux enjeux du long terme.

Pensez-vous qu'il sera possible de retrouver une consommation « raisonnable », plus frugale, en évitant des crises violentes ?
Nous sommes face à une situation potentiellement explosive, avec des Occidentaux habités par des fantasmes de satisfaction infinie des besoins, et des populations indiennes et chinoises dans lesquelles on a instillé ce rêve. Je suis convaincu que seuls un resserrement de l'éventail des salaires et un partage plus équitable des ressources peuvent nous permettre d'affronter ce nouveau monde avec le moins de violence possible.

Je me souviens d'une conférence de l'anthropologue Mary Douglas à Paris dans les années 1990, au cours de laquelle elle avait insisté sur notre besoin de nouveaux brahmanes. Comme elle, je suis convaincu que nous avons besoin d'une caste dirigeante à la de Gaulle, d'une élite anti-bling-bling capable d'affirmer, à l'inverse d'un Séguéla : je n'ai réussi ma vie que si j'arrive à ne pas fantasmer sur une Rolex ! On a besoin de ce qui ne se produit qu'exceptionnellement : rendre désirable la sobriété... bref, un changement culturel et spirituel profond. Sans cela, on ne passera pas de l'illimité au limité.

Propos recueillis par Weronika Zarachowicz

Télérama n° 3090

(1) Entrée en vigueur en janvier 2009, cette « loi pour la promotion de l'économie circulaire » vise à inventer, à l'échelle du pays, une économie « zéro déchets » fondée sur les 3 R (réduire l'usage, recycler, réutiliser).

(2) Lire Philippe Descola, “Par-delà nature et culture”, éd. Gallimard, 2005.

(3) Lire Jared Diamond, “Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”, éd. Gallimard, 2006.


Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron)
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Mercredi 11 mars 2009
Demain soir jeudi, soirée Gédéol à 20h30 rue de Sègues. Au programme:
-action anti-pub, la suite
-Discussion à propos de Gédéol, de son avenir, de ses actions, du pourquoi de son existence, quoi!
-Semaine du Dédé (développement durable) dans 3 semaines. Une réunion préparatoire est prévue mardi prochain 18h à la mairie... On prépare "quelque chose"? Quoi?

Venez nombreux!
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Jeudi 19 février 2009


Hier soir c'était la remise des prix pour le concours des illuminations de Noël, auquel Gédéol avait décidé de participer pour montrer qu'on pouvait décorer sa maison autrement qu'en investissant des milliers d'euros dans des kilomètres de guirlandes, de faons et de traineaux avec pour but à peine avoué que sa maison puisse être vue la nuit de l'espace...

Une cinquantaine de personnes présentes (moyenne d'âge 60 ans, diminuée de 5 grâce aux 5 représentants de Gédéol, dont 2 en bas âge), un discours sympathique et chaleureux de Mr le Maire, des lots uniques et sans commune mesure avec ce que pratiquait la précédente municipalité (un DVD sur les Pyrénées et une horloge, qui pourra servir à compter le temps de parole aux soirées Gédéol); et une volonté affichée de mettre fin aux dérives des années précédentes qu'on nous a racontées au pot: certaines personnes (et même plus que ça, nous a-t-on dit, mais j'ai du mal à le croire!) avaient investi des sommes considérables pour gagner le concours (guirlandes + conso qui en découle), et écrivaient en Mars à la mairie pour... demander qu'on leur rembourse leur facture d'électricité du mois de Décembre!

Il a même été question au début de la mandature de supprimer purement ce concours, mais on y a renoncé, car il y avait de sérieuses menaces d'émeutes auprès desquelles les évènements de Guadeloupe auraient fait petit jeu... Impressionnant! 

Bref! La mairie est visiblement consciente du fait que ce genre de concours, par l'absence presque totale d'encadrement dans son règlement, est pour le moins « un peu dépassé », en regard de l'impératif de sobriété énergétique... L'année prochaine, nous a-t-on dit, il est « très possible » qu'un technicien fasse le tour des maisons avec le jury afin d'évaluer la consommation électrique, qui serait alors prise en compte dans le décompte des points.


Bon bon, tout ça est bien, mais je vous sens vous impatienter: et le prix, et le prix !!

Comme dit dans le titre, on a eu le « prix spécial ».  Et c'est là que les choses se gâtent un peu...

Pourquoi un « prix spécial »? Pourquoi avoir voulu nous distinguer des autres catégories? Qu'on n'ait pas de prix dans la catégorie « balcon » ou « commerce », soit! Mais si je me souviens bien, lors de l'inscription on avait mis une croix dans la case « catégorie maison », et pas dans la catégorie « original »! Bon, ne me faite pas écrire ce que je n'ai pas écrit: ce qui me chiffonne n'est pas bien entendu qu'on n'ait pas eu le 1er prix, mais bien qu'on ait créé un « prix spécial » pour la déco de la maison de Sophie & Seb! Une sorte de « hors concours » (terme employé par un des membres du jury)... Pourtant, ce que nous avons décoré, ce n'est ni un poulailler, ni une voiture, ni un abri de jardin, mais bien une maison. Pourquoi donc avons nous été distingué des autres? Je ne peux pas croire que ce soit parce qu'on a fait une déco « écolo », quand même! Non, je ne veux pas le croire...

D'où vient alors cette désagréable sensation que pour le jury il y avait bien en fait 2 catégories d'illuminations: l' « originale », aussi sympathique soit elle, en ces temps de  "développement durable", de "Grenelle de l'environnement", de " voiture propre", et les autres, les « normales », les 1er, 2ème, 3ème, 4ème prix et toutes les autres, celles qui ne sont pas sorties du vertueux cercle de la consommation de matières et d'énergie.


Au « pot » après la remise des prix on a discuté avec un des adjoints à la mairie, en convenant avec lui qu'il y avait bien du boulot pour faire évoluer les mentalités, en particulier en matière d'économies d'énergie.

Mais comment faire évoluer quoi que ce soit si on ... refuse de changer les choses en profondeur, au prétexte que "les gens ne sont pas prêts"?! Si, au nom de l'âge certain des participants, du respect d'une improbable « tradition », je n'ose pas dire de la crainte de vexer des électeurs on continue malgré la volonté affichée d'en réduire les excès à récompenser la débauche d'électricité?

Ce « travail » ne commencerait il pas pour un jury municipal à avoir l' audace (!)de ne pas séparer des autres une maison décorée parce qu'on a refusé d'y utiliser le courant électrique national et nucléaire, ce qui pourrait constituer un encouragement très fort pour changer nos habitudes de consommation? La question mérite d'être posée!

S'il vous plait, prenez votre courage à 2 mains, et imposez l'an prochain dans le règlement la sobriété énergétique!



Commentaires, remarques, désaccords et insultes bienvenus!


Par Fran (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Dimanche 15 février 2009
Ce message s'adresse à ceux qui ne sont pas venus le 12 février à la rencontre Gédéol dont le thème était, rappelons le, "lutter contre la pub", mais aussi à ceux qui sont venus en débattre et proposer des idées...
Pour résumer donc, nous avons décidé une action de grande envergure baptisée provisoirement "opération 810-THX-1138" (ce code a son importance, mais il doit rester secret pour le succès de l'opération de grande envergure).
Vous le comprendrez aisément, cette action de grande envergure doit pour sa réussite rester la plus secrète possible, et sachez le, même si le GIGN, prévenu par le traitre* qui sans scrupules espionne la liste Gédéol (mais on te connait! Gare à tes oreilles si on t'attrape!) débarque dans nos maisonnées ou nos épiceries tel le vautour sur le nouveau-né dans son berceau pour nous faire parler, NOUS NE DIRONS RIEN!

Nous ne dirons rien, mais nous pouvons tout, et en particulier te mettre à contribution, toi qui lis ces lignes et qui fébrilement trépignes en te demandant comment tu vas toi aussi pouvoir participer à la réussite de cette opération de grande envergure (qui, rappelons le tout de même parce que je ne suis pas certain de l'avoir encore dit, a pour but de dénoncer l'emprise de la pub sur nos esprits et nos paysages).

Et bien c'est extrêmement simple:
dans tes déplacements quotidiens, à l'aide du manuel adéquat (en PJ) repère tous les panneaux publicitaires qui te semble illégaux, note sur un papier l'endroit où tu les as vu (le plus précisément possible) et les raisons qui te font penser qu'ils sont illégaux (toujours à l'aide du "kivoitou" ci joint), prends les éventuellement en photo**, et envoie nous le tout à l'adresse suivante: feelzenoize@free.fr. La compilation de ces renseignements nous permettra de confirmer la forme que prendra l'opération de grande envergure, sujet de ce mail ultra-secret rappelons le, lors de la prochaine rencontre Gédéol, le Jeudi 12 mars.

Les ceusses qui auront trouvé au moins 3 panneaux illégaux gagneront une place dans la tribune d'honneur au prochain rallye des cimes et pourront faire la bise au vainqueur. Au boulot, donc!

Agent feelzenoize, chargé de la communication au sein de l'opération de grande envergure sus-citée.




* c'est pour rire, hein? N'ayez pas peur, chers sympathisants de la décroissance, il n'y a sur cette liste que de gentils, inoffensifs et honnêtes croqueurs de carottes bio à long cheveux et à peau de brebis locale.
** Pour éviter de vous prendre un... panneau dans le nez ou une contravention pour n'avoir pas vu l'agent qui était juste devant vous et que vous venez d'écraser, étudiez un minimum le "kivoitou", histoire de ne pas analyser chaque panneau que vous rencontrerez, et Dieu sait qu'il y en a!
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Lundi 9 février 2009
Ce mois-ci la rencontre Gédéol sera un atelier pratique.
Suite au stage de désobéissance civile et action non violente organisé en novembre, nous vous proposons de passer à la pratique. Contre la lobotomisation continue qu'est la publicité, rendez-vous...


Jeudi 12 à 20H30, à Oloron, au centre d'animation, rue de Sègues (rond point de la JAO).
Renseignements : 05 59 39 25 47


Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Vendredi 6 février 2009
...sont les deux mamelles du développement durable".
C'est ce qu'écrit Nicolas Baverez dans un numéro récent de ce grand journal humaniste qu'est "le point". Ce Monsieur, en plus d'être chroniqueur au dit journal, est aussi conseiller de... Nicolas Sarkozy.
Moi je débarque, et dans mon angélisme béta, ai mis du temps à voir le lien entre nucléaire, bagnole et.... écologie, heuu, pardon d'avoir employé un gros mot... développement durable, donc (là, tu voix mieux le lien? parce qu'avec "écologie", j'ai beau chercher...)

Il est pourtant évident, et bien expliqué dans cet article de Jean-Luc Porquet, chroniqueur au "canard enchainé" (dont le site vaut par ailleurs le détour).  Vous avez aimé les agrocarburants? Vous allez adorer l'EPR!

Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Information
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Lundi 2 février 2009
jeudi 5 février à 19H :
Antenne ouverte à Radio Oloron

Appelez le 05 59 39 99 00
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l'écologie,
la décroissance,
la récession,
la crise,
notre émission...
Par Marc Pleysier - Publié dans : Réflexion
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Mardi 27 janvier 2009
Vendredi 30 janvier
20h30 – Salle Iraty
Centre Multiservices
MAULEON


Comment se déplacer, se chauffer, se nourrir demain, à l’heure où les énergies deviendront de plus en plus rares et de plus en plus chères, avec une population mondiale en constante augmentation et des besoins sans cesse croissants ?
Quelles seront les conséquences pour chacun d’entre nous dans notre vie quotidienne ?

Avec :
Phylippe MEAU : Ingénieur spécialiste énergie renouvelable & habitat bioclimatique
GEDEOL : groupe pour la décroissance à Oloron
Alain MALLET : Ingénieur de l’école nationale du pétrole et des moteurs ; spécialiste des hydrocarbures et membre des Verts.

Soirée proposée par : ALKARKIDE
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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