Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 18:35

Surprise: notre journal régional parle de la décroissance, enfin... surtout de "décroissants". Pas mal ce dossier, malgré une véritable énormité (à vous de la trouver! Un téléviseur écran plat de 96 pouces à gagner). On y parle du journal "la décroissance", et on y donne quelques repères. Comme souvent malheureusement il manque une analyse plus fouillée, plus théorique, plus "vue d'ensemble". Bon, allez, ne faisons pas la fine bouche, on parle de décroissance et c'est bien.

 

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Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Presse
Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 08:02

Maẗé et Marcel Besson, dans "le travailleur oloronais" (journal de la section PC d'Oloron), nous parlent du livre d'André Chassaigne (député PC qui s'est fait entre autre remarquer pour avoir fait passer à la surprise générale en 2008 un amendement à l'article premier du texte stipulant que les OGM ne peuvent être cultivés que dans "le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM").

Le PC évolue vis à vis du productivisme, semble-t-il, et on ne peut que s'en féliciter, mais il y a encore bien du chemin à parcourir! Nucléaire? Industrie lourde? Automobile? On attend avec impatience des positions critiques et alternatives...

 

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Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron)
Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 21:21

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Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 19:25

 

Article paru sur le site "rue 89" aujourd'hui...

Bientôt notre compte rendu du magnifique ouikende du développement durable à Oloron, ah la la qu'est ce que c'était chouette... presque aussi bien que les avancées du Grenelle...

 

 

Un collectif de spécialistes du droit de l'environnement s'est penché sur les avancées législatives depuis le lancement du Grenelle. Le constat est sans pitié : presque aucune des promesses de campagne du candidat Sarkozy n'a été tenue. Inventaire.

Trois mois après l'élection présidentielle de 2007 sont mises en place deux des propositions lancées par les écologistes et par la plupart des associations de protection de l'environnement :

  • Un superministère de l'Environnement à compétence transversale,
  • Un processus de discussions autour des enjeux environnementaux, dénommé « Grenelle de l'environnement ».

Le premier point n'a été qu'un coup politique : dans le nouveau « MEEDeM » [ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, ndlr], le ministère chargé de l'environnement est devenu un insignifiant secrétariat d'Etat dont les pouvoirs et les moyens sont équivalents à ceux d'un petit département français.

L'avis de décès du ministère de l'Environnement date du décret du 27 février 2009 qui supprime les seules structures lisibles au plan local en matière d'environnement que sont les directions régionales de l'environnement (Diren) et les directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire).

Cette mort est célébrée comme il se doit avec l'annonce du lancement d'une deuxième centrale nucléaire EPR et quelques autoroutes. Et pour que le message soit encore plus clair, c'est le chef de l'Etat en personne qui se charge de l'annoncer au mépris de toutes les règles de droit qui veulent qu'une décision de cette importance soit précédée d'un débat public.

Pendant ce temps, la communication va bon train : le Grenelle de l'environnement pas encore digéré, voilà que l'on s'attaque au Grenelle de la mer… Puis au Grenelle des ondes… Heureusement, la fête n'était qu'un prétexte pour légiférer… ou ne rien changer.

Une loi Grenelle I qui pose les grands principes et fait consensus

Il aura fallu deux lois pour traduire le Grenelle en droit. La première dite loi Grenelle I, en droit, est une sorte de catalogue de bonnes intentions qui ne change strictement rien sur le fond, ce qu'on appelle une « loi cadre ». Pas étonnant dès lors qu'elle n'ait rencontré pratiquement aucune opposition lors de son passage au Parlement.

Mais une lecture plus attentive révèle quelques surprises que les juristes sauront apprécier. Ainsi pour les « trames vertes et bleues » dont l'objectif était de créer des corridors écologiques, donc des zones protégées avec quelques obligations caractérisées, les modalités de prise en compte « seront précisées à l'issue d'un audit qui aboutira avant fin 2009 », quel volontarisme !

En revanche, la suppression de l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) n'a, elle, pas attendu.

De nombreuses régressions au programme de Grenelle II

Dans la loi Grenelle II, qui est débattue au Parlement avec une procédure d'urgence (donc à démocratie limitée), les évolutions et les nombreux amendements réduisent peu à peu le droit en vigueur. Qu'on en juge :

  • L'article 5 : les directives territoriales d'aménagement et de développement durables, qui remplacent les directives territoriales d'aménagement (DTA), ont un contenu « environnemental » étendu, mais elles n'imposent plus un rapport de compatibilité aux documents locaux d'urbanisme. Quel est donc l'intérêt de ce nouvel instrument qui est une régression juridique ?
  • L'article 21 instaure un péage très modulé pour les véhicules de transport de marchandises par route. Certes, la loi prévoit expressément que « la modulation doit être sans effet sur les recettes de l'exploitant » (de l'autoroute), mais on voit mal comment le système instauré va effectivement affecter le transport routier polluant et générateur de nuisances. De plus, où est l'incitation au ferroutage, à l'utilisation des transports collectifs ?
  • L'article 23, relatif aux schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie, ne permet pas de peser sur les choix de modes de transports ni sur le développement urbain car il n'instaure aucune obligation aux documents d'urbanisme.
  • L'article 28 met en place, en l'absence de tout débat public, un régime juridique sur mesure pour le stockage souterrain de CO2, qui permettra aux exploitants privés de générer de beaux bénéfices, en transférant ensuite la surveillance, la prévention des risques et l'intervention, en cas d'accident, au contribuable et aux générations futures, au moment même où l'Allemagne fait machine arrière sur son projet de loi.
  • L'article 45 sur les trames vertes et bleues et les schéma régionaux de cohérence écologique : si l'idée est pertinente, car elle devrait conduire à préserver des espaces fragiles et à assurer une continuité écologique, sa portée est tout à fait limitée car soit l'outil reprendra des mesures déjà existantes, soit il ne constituera qu'un inventaire imposant aux collectivités un rapport de « prise en compte ». La diminution de la biodiversité méritait mieux.

Pendant ce temps, on a détricoté le droit de l'environnement

Une série de décisions qui ont été prises montre en réalité la faiblesse des préoccupations environnementales et le manque d'ambition face au poids des lobbies :

  • Réforme des nomenclatures : par décret, plusieurs réformes ont assoupli les contrôles sur les installations sources de nuisances et de pollution. C'est le cas avec la nomenclature eau dès 2006. De plus, une loi du 17 février 2009 autorise le gouvernement à adopter par ordonnance (donc au mépris de la démocratie parlementaire) un régime d'autorisation simplifiée des Installations sources de pollutions et de nuisances (ICPE). Exit les études d'impact et enquêtes publiques, les contrôles seront allégés pour près de 30 % d'installations jusqu'alors soumises à autorisation. Bien que condamné par la justice européenne, l'Etat refuse de se donner les moyens de ses missions régaliennes.
  • Loi sur les OGM : vue comme une avancée par certains écolos, ce texte n'instaure aucun système novateur. Derrière le moratoire sur un produit, le Monsato 810, la France s'apprête bien à autoriser de manière systématique les cultures OGM : l'arbre cache bien la forêt ! Lorsqu'elle présidait l'Union européenne, la France a-t-elle conduit l'Europe à infléchir la Commission pro-OGM ? Non.
  • Agriculture : la réforme du financement de la PAC en 2013 impose de revoir les affectations des financements. S'oriente-t-on par exemple vers l'encouragement de l'extensif dans l'élevage, de l'agriculture biologique ? Non. Sur le fond, l'agriculture productiviste est pérennisée, le principe pollueur/payeur ne sera toujours pas appliqué, alors que les effets sur l'eau ou le sol sont évidents et que les algues vertes sur les côtes bretonnes constituent un exemple tout à fait significatif. Les propos énoncés au Salon de l'agriculture (« L'environnement, ça commence à bien faire ») sont révélateurs des intentions.
  • Déchets : le choix de l'incinération comme mode « d'élimination » des déchets marque bien des orientations à contre-sens d'une logique environnementale. Qu'en est-il d'une réelle politique de réduction à la source des quantités de déchets produits ? Rien.
  • Développement urbain : deux lois assouplissent certaines règles du code de l'urbanisme pour favoriser l'aménagement. Qu'en est-il du développement urbain durable ? La loi sur l'Outre-mer engage la « déstructuration » du droit de l'urbanisme pour ces territoires spécifiques. Sans oublier l'urbanisme commercial, les seuils des installations soumises à contrôle ont été relevés, conduisant ainsi à réduire les études préalables (environnement, social, aménagement du territoire). De plus, l'été 2009 a été marqué par deux annonces : l'assouplissement des conditions d'occupation des plages (en cours), la réforme des décisions d'urbanisme dont le régime actuel est considéré comme trop contraignant.
  • Associations : avec la loi chasse du 31 décembre 2008, le législateur permet aux organismes de chasse d'obtenir l'agrément des associations de protection de l'environnement, pourquoi pas demain les fédérations de profession agricole ?

Nous ne reviendrons pas sur l'abandon de la taxe carbone, qui devait nous « faire changer d'époque » et qui signe l'occasion manquée.

Les lobbies peuvent dormir tranquilles

Cerise sur le gâteau, la « crise » qui aurait dû éveiller les consciences, servir de levier à des orientations structurelles majeures mettant au cœur des préoccupations les problèmes contemporains va, en fait, servir de prétexte pour relancer des projets que les premières discussions avaient réussi à « geler » : les infrastructures routières, le nucléaire par exemple…. Où sont les obligations vers le ferroutage, le multimodal ?

Alors que le fameux pesticide Gaucho était à peine interdit, le ministre de l'Agriculture autorise son substitut le Cruiser, que les apiculteurs eux-mêmes jugent encore plus nocif. Dans l'automobile, les substantiels financements au secteur s'accompagnent-ils d'une redéfinition de la stratégie industrielle vers une réduction du parc et l'obligation d'intégration des préoccupations d'environnement ? Pas plus.

Des mesures intéressantes certes, mais tout à fait mineures, comme le prêt à taux zéro pour investissement dans le bâtiment, sont ultra-médiatisées alors que sur des décisions majeures, contraires aux objectifs premiers, c'est le silence radio.

L'environnement est devenu un produit marketing, y compris en politique. Dans la République devenue « bling-bling », nombreux se suffisent des miettes des banquets. Certains dirigeants d'ONG n'échappent pas à cette frénésie du média, une sorte de « fièvre cathodique ».

Les lobbies soutenant la technostructure (pétrole, chimie, agriculture, nucléaire, transports routiers) peuvent être satisfaits, pour eux l'essentiel est préservé.

 

Par Xavier Braud, Simon Charbonneau, Chantal Cans, Bernard Drobenko, Alexandre Faro, Antoine Gatet, Marie-Laure Lambert-Habib, Michel Prieur, Raphaël Romi.

Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Presse
Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 08:13

Du 26 au 30 mars c'est tenue à Barcelone, Espagne, la 2ème conférence internationale sur la décroissance, organisée par Degroth & Research (entre autres François Schneider), soutenu par diverses associations Barcelonaises et les universités autonome et institutionnelle. En tout, une 60aine de militants Barcelonais se sont mis en 4 pendants plusieurs semaines pour que cet évènement ait lieu. Chapeau, ils ont fait très fort

 

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Plus de 300 personnes en provenance de plus de 40 pays on fait le deplacement, certains de très loin (USA, Inde). Bichon et moi d'Oloron, en vélo s'il vous plaît. Vous trouverez des photos du voyage et de la conférence ici, avec des commentaires en Esperanto, vous allez comprendre pourquoi un peu plus loin ;-)

 

Assez différente de ce que nous connaissons avec les camps climats, les rencontres des amis de Silence ou ce que nous avons organisé localement autour d'Oloron, cette rencontre est très universitaire et les chercheurs en tout domaines étaient plus nombreux que les militants objecteurs de croissance. L'inscription était payante (75€ pour les membres d'ONG, 150€ pour les indés, 200€ pour l'inscription sur place).

Après débats internes, les organisateurs ont choisi l'anglais comme  langue officielle de la rencontre. Les anglophones étaient effectivement majoritaires, (natifs qui parlent super vite, universitaires qui l'utilisent au quotidien, étudiants). Pourtant quelques autres personnes dont nous ramaient... par exemple ce couple de chercheurs Roumains qui ne parlait pas anglais (sous Ceauşescu c'est le Français qui était enseigné à l'école, maintenant c'est l'anglais).

Pour nous cela a été laborieux et même excluant. Nous avons péniblement compris 10 à 20% des exposés et des débats. Vous imaginez pour présenter et défendre nos idées... L'accoustique de la salle était mauvaise, les orateurs parlaient comme si tout le public parlait courament anglais et la traduc simultannée (seulement pendant les pleinières) était à la rue le 1er jour et correcte le dernier.

Comme dit Bichon, ce sentiment d'exclusion a été une expérience difficile mais intéresssante, car si nous la dénonçons souvent nous ne la connaissions que de manière théorique.


Pendant cette rencontre, il y a eu :

- Des conférences de présentation de la décroissance sous divers angles. La réflexion en France à quelque années d'avance sur le sujet et il me semble que ce qui nous semblait plus ou moins évident l'était moins pour beaucoup de participants.

- Des présentations de leurs travaux par des chercheurs ou militants associatifs.

- Des ateliers de travail sur différents sujets. Le samedi, Bichon a  participé au groupe "Droits de propriété" et moi au groupe "Habitat partagés", le dimanche nous avons tous les 2 participé au groupe "Sécu et retraite" (Eh oui on prend de l'age).

- De nombreux moments d'échanges informels qui ont été de loin les plus intéressant pour nous.

Le programme complet doit être toujours visible sur Degroth & Research.

 

Cette rencontre était très "institutionnelle", plus "dans le système" qu'à  coté de celui-ci et certaines solutions radicalement à gauche, comme par exemple le revenu inconditionel d'existence couplé au revenu maximum, avait un écho positif mais modéré.

Nous avons ressenti, présenti, entrevu...une richesse d'expériences et de témoignages, en particulier de la part  des pays plus éloignés de notre quotidien (Mexique par exemple) et nous regrettons de n'avoir pas pu recueillir et échanger sur ces expériences à cause de la barrière des langues.

La vraie richesse de cette rencontre s'est trouvée dans toutes les rencontres informelles dans les temps de pause, de repas (Bichon c'est exercée à boire au poron, carafe catalane à goulot éfilée) etc...

 

En plus de présenter les vélos ALIAciklo, notre contribution à cette rencontre, plus ou moins prévue à l'avance, a été de questioner les participants sur l'usage de l'anglais pour des échanges internationaux sur la décroissance. Car un des objectifs de cette rencontre est d'initier et stimuler des échanges internationaux, de "créer" un réseau internartional de la décroissance.

Nous avons rédigé et distribué un tract en 5 langues (Français, Anglais, Espagnol, Catalan et Espéranto) puis organisé un mini débat OFF sur la question.

 

Voici le contenu du tract :

Nous nous rencontrons ici car nous voulons construire un autre monde, juste et écologique.
Nous savons que ce monde doit être construit internationalement, avec nos différences culturelles et par le débat politique.
Combien d'humains parlent suffisamment bien l'anglais pour réellement débattre avec une personne dont l'anglais est la langue maternelle ?
Les anglophones sont-ils bien représentatifs de l'humanité ?
La langue du capitalisme sera-t-elle celle de la construction de cet autre monde ?
Existe-t-il une autre langue, égalitaire et trés facile à apprendre, qui convienne mieux à notre objectif ?

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Notre débat, casé le dernier jour n'a pas rassemblé beaucoup de monde mais les discutions informelles sur le sujet ont été nombreuses et intéressantes. Grosso modo, ce public est accquis à l'anglais et a peu réfléchi aux implications du choix de cette langue mais il est aussi ouvert et a écouté et en général accepté nos arguments, que voici résumés :

 

Si l'objectif est de créer maintenant un réseau de chercheurs ou un réseau d'échange d'informations et d'expériences, alors l'anglais peut être concidéré comme la moins mauvaise des solutions. Mauvaise quand même car l'exclusion de ceux qui ne maitrisent pas sufisement la langue est une perte importante.

Si l'objectif est de créer à plus long terme un réseau mondial des objecteurs de croissance, de débattre démocratiquement de ces idées et enfin de les voir mises en pratique alors l'anglais est une impasse pour au moins 2 raisons :

- C'est une langue difficile à apprendre (comme la plupart des langues naturelles) et cela restreint l'accès à ce réseau, et plus encore à son controle, aux anglophones, c.a.d. des occidentaux ou des "intélectuels". L'apprentissage de l'anglais par les non-anglophones est donc un report  sur les plus défavorisés du travail de rapprochement.

- C'est une langue inégalitaire (comme TOUTES les langues naturelles) puisque celui qui la maitrise depuis l'enfance mobilise sont énergie pour élaborer, présenter et défendre ses idées, alors que celui qui a du apprendre la langue de l'autre mobilise son énergie simplifier et traduire ses idées. Le débat est inégal, non démocratique.


Il y a 2 alternatives : le multi-linguisme et le choix d'une langue n'ayant pas les défauts ci-dessus.

Le multi-linguisme est aussi intéressant que couteux. Il me semble démocratique mais vulnérable à la prédominance actuelle de certaines langues, en 1er lieu l'anglais. Au final, il permet de débat "de proche en proche" et non un débat "global" car personne ne parle toutes les langues, ce dernier point étant juste une remarque et non une critique.

EO.jpg La langue outil (plus que centrale) pourait être l'Esperanto, langue non naturelle actuellement la plus opérationnelle de part le monde. Malgrès tout, cette langue à partiellement le défaut d'inéquité : il n'y a pas de natifs de l'esperanto mais l'accès à son apprentissage necessite quand même une certaine disponibilité et certains moyens hors de portée d'une large par de la population mondiale. L'Esperanto est donc lui aussi inégalitaire mais beaucoup moins que les langues naturelles. L'Esperanto est donc une solution plus lente et plus démocratique que l'anglais, donc meilleure dans le cadre des idées de la décroissance.


Nous reconnaissons que l'anglais ou l'espagnol étaient les seules solutions applicables pour cette rencontre internationale. Mais il y a une différence fondamentale entre dire "Nous utilisons l'anglais, cela ne pose pas de problème et nous continuerons de même" et dire "Nous utilisons l'anglais mais nous regretons l'exclusion qu'il génère, nous vous invitons à penser à d'autre alternative comme l'Esperanto et nous esperons que ces alternatives vivrons un jour".


Conclusion :

Le mouvement de la décroissance se développe de manière multiple et dans tous les pays du monde, ça fait du bien de le constater.

Par Marc Pleysier - Publié dans : Information
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 17:33

Communiqué de Gédéol, 21 janvier 2010, envoyé à la République, Sud ouest et Radio Oloron

 

Pau-Oloron: nos élus empêtrés dans le passé...

Nos élus avancent à reculons, les yeux tournés vers le XXème siècle: ils prévoient le doublement du trafic en 15 ou 20 ans entre Pau et Oloron et ne misent que sur le développement économique.

Sont ils aveugles ?
Ce pari ne se fonde que sur une prolongation tendancielle des évolutions passées. Mais le monde et notre territoire vont-ils continuer à évoluer au cours  des 50 prochaines années comme ils l'ont fait pendant la 2ème moitié du XXème siécle ?

Non, car d'une part, c'est l'augmentation de la quantité de pétrole extraite chaque année qui a permis la croissance économique et cette quantité est maintenant arrivée à son maximum. Nos élus ont ils entendu parler du pic de production de pétrole?

D'autre part, nous pouvons tous constater que cette croissance économique n'apporte plus d'amélioration à la qualité de nos vies mais qu'elle diminue avant tout la capacité de la biosphère à subvenir à nos besoins. La croissance économique nuit à nos enfants et détruit irrémédiablement leur avenir.

Ce dont nous et nos enfants avons besoin, c'est d'un travail au plus près de chez nous, de terres agricoles proches pour nous nourrir,  de faire vivre le commerce de proximité, bref de relocaliser notre économie. Le développement que nous devons privilégier, c'est celui des transports en commun!

Avec les centaines de millions € prévus pour ce projet nous pourrions sécuriser la N134 et mettre en place des transports en commun performants.

Avec ces centaines de millions € gâchés nos élus nous entrainent dans leurs rêves obsolètes et nous risquons de le payer très cher

bagnole

 

Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 07:59
Animation-coordination : Bénédicte Veilhan

Nom des intervenants et de leur association/mouvement/fonction

Olivier Marcant : Collectif Adour Eau Transparente (CAET)

JM Capdeboscq : association Eau Secours SIEP de Jurançon

René Rochange : Attac

Dominique Liot

Jacques Mauhourat : SEPANSO-Béarn, association PERSEÜS-Ecoénergie, Délégué départemental du Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI)

 

Nombre de personnes participant à l'atelier : environ 40

 

Mots clefs-points forts-idées forces.

Bien communs, services publics, droit à l'eau et à l'energie, gestion publique/gestion privée, action individuelle/action collective, relocalisation.

 

Synthèse de la présentation:

A qui appartient l'eau, à qui appartient l'air ? à qui appartient l'énérgie ? A personne et à tous?Sont ils des biens communs, des biens publics, peuvent ils devenir des biens privés ?

L'appropriation des biens n'aboutit elle pas à des maux communs :"privatiser les profits, socialiser des coût". Comment résoudre la question de la crise de l'eau et de l'énérgie, dans les années qui arrivent ?

Si nous ne faisons rien nos sociétés industrielles vont traverser une crise énergétique sans précédent. La raréfaction des quantités d’énergie fossile à notre disposition et l’augmentation inéluctable de son prix remet en cause ce système de consommation boulimique et matérialiste.

La transition vers une société plus sobre et plus efficace pour assurer les besoins essentiels des sociétés humaines est inéluctable. Elle se fera certainement avec des tensions internationales extrêmes et risque d’enfoncer dans une précarité énergétique durable des populations déjà en difficulté.

Enjeux sanitaires:

  • 1,5 Milliards d'habitants n'ont pas accès à une eau potable

  • 3,5 Milliards ne bénéficient pas de systèmes d'assainissement

  • chaque année, 15 millions de morts causés par cela (1 enfant toutes les 8 secondes)

Enjeu alimentaire: importance de l'irrigation dans l'agriculture

Enjeu géostratégique: beaucoup de pays en état de pénurie, 300 fleuves partagés par plusieurs pays, situations de conflit (Israël-Palestine, Turquie-Syrie-Irak, Chine au Tibet ...)

Enjeu financier: les multinationales essaient de profiter de cet état ...

 

Synthèse des débats, convergences, divergences.

Le bien commun est à tout le monde et n’est à personne, qu’il soit don de nature (la source) ou construction sociale (le puits).

Mais "bien", signifie "propriété" et commun peut vouloir dire "gestion commune": les multinationales sont également pour les biens communs, elles proposent une gestion et une distribution ! Donc certains donnent préférence à la notion de "Droit à ..." l'eau, à l'energie

Transparence et démocratie necessaire. Importance du rôle de l'élu local et national.

Le bien public est pour tout le monde et chaque personne, dans un usage libre et équitable, il se rapporte davantage aux finalités.

Le bien public se réfère plus souvent aux droits humains et les biens communs à l’écologie, sans que l’inverse soit exclu.

Un bien n’est ni public ni commun en soi. C’est un choix de société.

Et la répartition équitable du bien public n’a de sens que si le bien commun est préservé.

Si nous continuons comme aujourd'hui, le capitalisme, sous prétexte de savoir faire, d'économies et de réduction d'impôts, les biens communs et publics continueront à partir à la dérive.

Si la gestion est possible par les privés elle est possible par des sevices publics : mais il n'y a pas d'argent vers les actionnaires, plutôt dévolu à l'entretien des installations.

Nous sommes à un moment de bascule, il faut se préparer à une société de rationnement..

Nous ne devons plus lutter contre le changement climatique, mais nous adapter, revoir nos standarts de confort : sobriété, efficacité energetique. Réduction du confort ou réduction du gaspillage. Nous seront environ 9 milliards en 2050 : quelle définition des besoins essenciels ? quel peut être un minimum vital? qui le determine ?

Discussion sur l'articulation entre l'action individuelle et l'action collectives.

Quelle rticulation entre local et global

Quelle echelle de gestion, selon la nature de l'élément distribué.

Question de la repartition des compétences : place des lobbies, conflit d'usage sur la quantité et la qualité...

Créer la souveraineté alimentaire, relocaliser

Attention à la nature de nos choix politiques : par exemple, les capteurs potovoltaïques : ils ont une emprunte écologique très forte, c'est une fause bonne réponse !

Difficulté de la diffusion des idées

Actions Robin des Bois pendant le conflit du printemps dernier contre l'externalisation des activités ERDF-GRDF Midi Pyrénées

Autres actions Robin des Bois (publiques ou non) - faire évoluer la loi

 

 

Proposition à l'issue de l'atelier, pistes de travail, mises en place d'actions

 

Nécessité de (re)définir les besoins essentiels à satisfaire.

Accès de l'énergie à tous et toutes et économies d'énergie

Consommations particuliers / professionnels et mesures individuelles / collectives

Consommer moins, consommer mieux, planification écologique, service public

Etre force de proposition pour préserver la ressource en eau, en qualité et en quantité, maintenir en bon état le réseau de distribution collectif pour les générations à venir,

Obtenir une gestion publique et transparente de la ressource en eau sur le territoire du SIEP de Jurançon.

Défendre les intérêts des usagers par une représentation de notre association dans les institutions gestionnaires et par tout recours juridique.

Prendre contact et mener des actions communes avec des associations ayant le même objet.

ATTAC vient de créer un réseau européen nommé Aquattac, et au cours des rencontres de Nanterre, a été émise une proposition: une taxe mondiale pour l'Eau.

 

Par Bénédicte Veilhan - Publié dans : Réflexion
Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 09:20

Intervenants :

Jean-Louis Campagne, 47 ans agriculteur. Propriétaire exploitant volailles, haricots maïs à Momas. Président du CIVAM Bio Béarn (Centre d’Initiatives et de Valorisation de l’Agriculture en Milieu rural), - Président de la SAS Graines (couveuse pour l’installation), - Administrateur à l’Association du Haricot Maïs.

Philippe Claverie, 45 ans agriculteur. Propriétaire exploitant, éleveur bovin/lait « bio » à Caubios Loos. Vice-président CIVAM Bio Béarn, - Administrateur (fondateur) Biolait

Jean-Marc Grussaute, 42 ans viticulteur, « bio ». Propriétaire exploitant «Carmin Laredya» à Jurançon. Président « La Route des Vins de Jurançon »

 

Animateur : Jean-Louis Labatut 65 ans. Président AMAP Gelos.

 

Etat des lieux :

Agriculture en Aquitaine :

En 2005 plus de 80 000 emplois, environ 50 000 exploitations.

En 20 ans 40% ont disparu.

Entre 2000 et 2005 plus de 10 000 exploitations ont disparu soit 18%.

1998/2005 diminution des emplois 30%.

2000/2005 12 000 emplois perdus soit 13%.

« Assiette» d’un Aquitain 10 à 15% production locale

 

Création d’un Système Alimentaire Local : les AMAP en 2000.

Aujourd’hui en Béarn 35 AMAP, 2 500 familles, 140 producteurs dont 40% bio.

 

Objectif à 10 ans (2005/2015) produire 30% pour « l’assiette » des Aquitains.

 

 

Discussion :

Un Système Alimentaire Local (dont les AMAP sont un élément)

  • Est un moyen de lutte contre la crise du lait, par exemple. Le prix à la production ne dépend plus de la seule volonté des complexes agro industriels. Au travers des produits transformés, yaourts et fromage blanc, vendus en direct, Ph. Claverie, la production est mieux valorisée.

  • C’est, pour le consommateur une garantie de traçabilité des produits, une discipline, ne pas consommer, en Béarn, des tomates à Noël.

  • Il participe à la protection de l’environnement, le consommateur veut des produits propres, donc moins d’intrans. Circuit court, veut dire moins de transports, moins de déchets.

  • Il a des limites. Pour Jean-Marc Grussaute, 30% de sa production est vendue localement. C’est une limite à ne pas dépasser. Les Béarnais doivent pouvoir accéder à l’ensemble de la production locale des 60 producteurs indépendants, membre de la « Route des Vins de Jurançon ». Il souligne au passage une aberration, le prix de ses vins est le même à Paris qu’à New York. Le transport coute le même prix dans les 2 cas.

  • Renforce l’exigence de polyvalence. L’agriculteur, n’est plus seulement un producteur, il a des relations d’autant plus étroites, que la distribution est locale, avec « ses » consommateurs dont les exigences font de plus en plus des consomm’acteurs.

  • Le maintien et le renforcement d’une agriculture de proximité. Avec 24 agriculteurs investisseurs, Jean-Louis Campagne a créé la SAS Graines, une couveuse pour les installations hors installation familiale. Elle propose un accompagnement sous forme de parrainage. Elle met à disposition des terres « école » qu’elle détient en baux précaires des collectivités, le plus souvent, destinées à la construction à l’origine.

Philippe Claverie propose la création de l’OLC, Organisation Locale du Commerce pour peser sur l’OMC

 

Le mouvement vers une agriculture « propre », notamment biologique

  • Est une exigence d’authenticité (la production de bananes en Béarn demanderait un artifice type Dubaï). L’agriculteur retrouve une dignité. La production de vin, par exemple, est une création, une alchimie, homme/terroir. L’agriculteur respecte sa propre santé et celle des consommateurs. Il leur propose des produits du terroir. Ce n’est pas un argument de vente, mais une éthique. Les 60 producteurs indépendants de la Route des Vins n’utilisent plus les levures, ni les cuves inox qui faisaient des vins de qualité, homogènes,

  • Demande une autre organisation de la production, laboratoires de fabrication sur l’exploitation, mais aussi parfois, des investissements collectifs. Les 60 viticulteurs indépendants (100 ha) ont investit 250 000 euro pour créer un laboratoire commun et la Maison des Vins et du Terroir du Jurançon à Lacommande (3 salariés)

  • Renforce l’exigence de collectif. Philippe Claverie, devant l’absence de collecte du lait « bio » a créé avec des producteurs du Morbihan «Biolait», il y a une dizaine d’années. L’engouement pour le « bio » devrait permettre d’organiser à nouveau une tournée en Béarn.

  • Jean-Louis campagne fait part de l’expérience d’un groupe local (GIEC)  d’une quarantaine de producteurs, nommé «  Los d’aci »  (Ceux d’ici) : produits locaux en vente directe lors de manifestations «De Ferme en Ferme»  et en vente directe chez les membres du groupe. Ils proposent une restauration fermière lors de manifestations festives, associatives, voire privées.  Exemple, Hestivoc au mois d’aout.

Par Jean Louis Labatut - Publié dans : Réflexion
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 15:24
Gédéol se félicite de la fin du concours des maisons et commerces illuminés pour Noël.

Comment en effet, à quelques jours du sommet de Copenhague, où va se jouer en grande partie l'avenir climatique de notre planète, la mairie pouvait elle décemment continuer à encourager les habitants d'Oloron à gaspiller toujours plus d'énergie électrique?
Nous rappelons que la France va devoir sans doute cet hiver importer de grandes quantités d'électricité pour faire face entre autres aux défaillances de notre "magnifique" parc nucléaire (15 réacteurs sur 58 sont à l'arrét en ce moment), aux besoins de nos bureaux et logements individuels énergivores (isolation inadaptée, chauffage électrique prédominant) et... à nos habitudes de dépenses sans compter pour illuminer nos maisons et nos villes avec des guirlandes... RTE (Réseau de Transport d'Électricité) parle même de risques de coupures!

Mais nous regrettons aussi que Mr le Maire n'ait pas publiquement fait part de cette sage décision à nos concitoyens, ce qui aurait été l'occasion de faire passer un message fort quant à l'engagement de la municipalité dans la protection de l'environnement. Nous nous proposons par conséquent d'écrire à sa place le communiqué suivant:

"La municipalité d'Oloron, ayant pris la pleine mesure de l'urgence écologique, autant locale qu'internationale, a décidé de ne pas poursuivre le concours des illuminations de Noël chez les commerçants et les particuliers. Elle encourage au contraire les habitants d'Oloron à diminuer leur consommation d'énergie toute l'année, et en particulier en cette période de fêtes, en rappelant qu'une simple bougie suffit à fêter Noël et ses valeurs "historiques": partage, solidarité, sobriété, amour de son prochain et respect de notre environnement. Soyez assurés que l'équipe municipale œuvre elle même chaque jour pour faire d'Oloron un modèle en matière d'écologie. Ainsi des propositions concrètes sur les transports alternatifs à la voiture individuelle, sur la promotion d'une agriculture locale et respectueuse de l'environnement (en particulier pour l'alimentation collective dans nos écoles), sur les économies d'énergie dans tous les secteurs, sur les alternatives à l'emploi des herbicides sont à l'étude et vous seront communiquées régulièrement, afin que chacun, citoyens comme élus, nous préparions ensemble dans la confiance l'avenir de notre ville face aux défis qui approchent."

Nous espérons que la fin de ce "communiqué", aujourd'hui simple fiction, deviendra réalité l'an prochain, et ferons tout pour y pousser l'équipe municipale, encore bien trop Noëltimide dans ce domaine...
Par François M - Publié dans : Presse
Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 00:54

FORUM DES ALTERNATIVES - samedi 21 novembre 2009

à 14H, ATELIER 4, Les enjeux de l’industrie en 64 :

aéronautique et chimie, quelles productions,

quelles alternatives sociales et écologiques ?

 

Objectif, comme pour l'ensemble du forum : identifier les alternatives possibles, en prenant en compte les contraintes sociales et écologiques.

Une synthèse des alternatives possibles proposées par cet atelier sera restituée en plénière à 16H30.

Les moyens de porter et imposer ces alternatives dans le champ politique feront l'objet de la table ronde politique à 18H.

 

Coordinateur : Marc Pleysier (Gédéol, Attac, NPA oloron, GA64) m4869@solune.com

Secrétaire d'atelier : Jocelyne Barbot (Gédéol) jocelyne.barbot@laposte.net

 

Référents :

- René Lassalle, retraité Total (40 ans à Lacq), CGT. rene.lassalle@wanadoo.fr

- Patrick Mauboules, salarié Total sur Lacq, CGT. patrick.mauboules@wanadoo.fr

- Michel Minvielle, PS, CGT Turbomeca, spécialiste traitement de surface (polluant). Intervient en son nom. michel.minvielle64@orange.fr

- Eric Laclau, syndicaliste chez Messier, NPA Oloron. sanson.71@wanadoo.fr

- Maripierre Massou, ligu des droits de l'homme pau béarn, spécialiste droit social (accord sur le stress, suicides, look out, plans sociaux, dumping social, chomage, justice sociale). massou@club-internet.fr

 

Les référents sont là pour co-animer et recadrer le débat, pour valider ou apporter des compléments d'information sur les éléments débatus.

 

Interventions des référents en début d'atelier (3-4 min chacun) :

- René et Patrick : Historique du gisement et du complexe de Lacq, Situation actuelle.

- Michel : L'industrie, les questions sociales et environnementales.

- Eric : Expérience comme salarié chez Messier-Dowty sur les problématiques environementales.

- Maripierre : Conditions de travail dans le secteur industriel.

 

 

 

SYNTHESE DE L'ATELIER

 

Dernière mise à jour le 22/11/2009

 

Le débat est conflictuel, preuve que le problème est épineux.

 

2 positions s'affrontent pendant la presque totalité du débat, principalement par incompréhension, pour se rapprocher à la fin.

 

D'un coté, la position EMPLOI avant tout, de l'autre l'URGENCE ECOLOGIQUE. La dualité du débat n'est bien sur pas à ce point tranchée et certaines personnes on une position médiane.

 

Du coté emploi, il y a une volonté de préserver, de défendre, d'optimiser les secteurs industriels sur la sellette, d'intégrer les contraintes écologiques dans les productions existantes pour poursuivre l'activité et conserver les emplois. Construire un moteur d'hélicoptère moins polluant par exemple.

 

Du coté de l'urgence écologique, la question est posée de quelle industrie a t-on besoin ? Quelles sont les production utile et quelles sont les nuisible ? Il y a la volonté d'arrêter ou de réduire fortement les les productions néfastes, celle d'avions de ligne par exemple.

 

La position urgence écologiste est considérée comme irréalisable par les 1ers.

La position emploi est considérée comme marginale par les seconds.

 

Pendant le débat, les points suivant sont évoqués :

- La centralité du travail.

- L'internationalisme, des mesures fortes prise par un seul pays pouvant le mettre en situation économique intenable face à la concurrence mondiale.

- Le contrôle démocratique de l'industrie et des choix industriels par la population.

 

Chacun de ces points nécessiterait à eux seul un ou plusieurs débats mais leur apports auraient probablement une influence majeure sur la question des choix industriels et des emplois associés.

 

A la fin est enfin évoqué les gisements d'emploi induits par un bouleversement de l'industrie par l'écologie :

- L'agriculture, avec moins d'énergie fossile pour les tracteurs et les intrants, aura besoin de plus de main d'oeuvre. Voir atelier agriculture.

- Le travail dans le BTP pour isoler le parc immobilier existant est colossal.

- Des produits technologiques, plus proche de l'industrie actuelle, comme les panneaux solaire et les éolienne, sont à produire en plus grande quantité (mais se pose la question des certaines matières 1ère).

- La réparation et la maintenance des produits de consommation peut compenser la perte d'activité duee à la diminution de produits neufs.

 

La question posée est donc celle de la reconversion de l'industrie vers des productions plus ou moins proche de ses productions acctuelles.

Par Marc Pleysier - Publié dans : Réflexion

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