Nos prochains rendez-vous :

jeudi 14 janvier à 20H30 : réncontre Gédéol au centre d'animation.
Venez nombreux!
Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 13:35
Après la conférence de septembre, les rencontres mensuelles Gédéol reprennent, chaque 2ème jeudi du mois.

Lors de la prochaine rencontre, jeudi 9 à 20H30, nous vous proposons de débattre sur un délicat et complexe sujet... COMMENT AGIR ? Les crises se confirment, la prise de conscience s'impose mais l'immobilisme persiste. Que faire ? Rien ? Tout ?

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, cela se passe à
Oloron, au centre d'animation, rue de Sègues (rond point de la JAO).

Venez nombril.

Renseignements : 05 59 39 25 47
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 00:00
Pilotes et organisateurs, nous avons besoin de vous !

Les compétences et l'énergie que vous mettez à la merveilleuse réussite du Rallye des Cimes nous sont maintenant indispensables pour sauver la planète.
Car nous n'arriverons pas à diviser par un "facteur 4" nos émissions de Gaz à effet de serre comme il est recommandé, si le sport automobile ne prend pas aussi la mesure du problème.

Le mode de vie occidental, que votre manifestation sportive représente de manière caricaturale, amène 20% des humains à consommer 86% des ressources naturelles mondiales !
Savez vous qu'un plein de 50 litres d'agrocarburant, que vous aimez évoquer pour défendre les sports mécaniques, représente en céréales la nourriture d'une personne pendant un an, alors que la famine progresse à nouveau dans le monde ?

L'heure est donc grave et votre manifestation se doit de devenir VRAIMENT exemplaire sur le plan environnemental et social. Nous vous proposons donc de passer au seul véhicule acceptable pour une activité de pur loisir : le VPH (véhicule à propulsion humaine) et pourquoi pas le VPA (on vous laisse deviner le A).
Par ailleurs, cela rendrait la participation à c
ette belle aventure écologique accessible à tous (une inscription à 1€ ?).

Quel meilleur exemple cela serait pour nos enfants qui font rugir leur scooter en tournant inlassablement dans les quartiers d'habitation !
Quelle belle
incitation à respecter et comprendre la nature cela serait pour nous, promeneurs occasionnels des bois et des montagnes !

Pilotes et organisateurs, le Rallye des cimes peut devenir
emblématique de notre volonté commune de protéger la planète de nos enfants. Il peut, il doit, s'arracher à la logique du XXème siècle, fondée sur le mythe du pétrole abondant et pas cher, pour porter le XXIème siècle et ses indispensables espoirs, faute de quoi, "nos enfants nous accuseront" (sortie du film dans les salles cet automne).

Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 07:24
Les Planteurs volontaires vous invitent à BOUGARBER, dans les Pyrénées-Atlantiques Dimanche 7 septembre à 15 heures.

http://www.asso-arlp.org/
Par PLOURABOUE Jean-Pierre - Publié dans : Action
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 07:00
Ces barges irons jusqu'au bout  de leur connerie !
Acculés au fond de l'impasse ou ils nous ont mené, ils en appellent maitenant à la violence...
Fichier Edwige d'un coté et inquisition technologique de l'autre, réveille-toi citoyen humain et responsable !




Par Marc Pleysier - Publié dans : Presse
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 07:48
Que reste-il de nos amours... ?

Le roman passionnant de l'homme avec la terre est une histoire passionnée riche en
rebondissements. Les relations de ce couple attachant nous ont tenu en haleine au fil
du temps.
Dans les derniers chapitres le couple est en proie à de graves conflits :
– crise de l'énergie,
– crise écologique
– crise sociale
– crise financière
– crise agricole
– crise alimentaire
– j'en passe et des meilleures...

Effectivement, la Terre s'est aperçue que l'Homme avait succombé au chant des
sirènes et se servait des ressources de la famille pour satisfaire « quelques fantaisies »
au lieu de contribuer au bien-être de sa tribu.
Celà a donné lieu à des tornades de reproches et à un véritable tsunami dans le lit
conjugal. La terre est au bord de la crise avec un forte montée en température. Les
médecins sont pessimistes.
D'autre part, dans cette aventure, l'homme a perdu toute notion de bien-être et ne sait
plus à quelle famille il appartient.

Le divorce aura-t-il lieu ?

Nous vous invitons à imaginer « in omnia veritas » le prochain chapitre de cette
captivante saga à la conférence de Jean Claude BESSON GIRARD, artiste -
écrivain, auteur de « Decrescendo Cantabile » et directeur de la revue « Entropia »,
qui poursuit une réflexion originale sur la notion de « décroissance ».
Jean-Claude Besson-Girard explique pourquoi la notion de décroissance est
choquante pour l'imaginaire occidental, fondé sur le mythe du progrès. Comprise
comme un idéalisme objectif, elle peut revivifier la notion d'utopie dévoyée par les
monstruosités du siècle passé.

Vendredi 19 septembre 2008 à 20h
salle Louis Barthou - Mairie d'Oloron Sainte Marie (64)
Par J.Luk - Publié dans : Action
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 12:15
M le président de la commission
d'enquête Captage de CO²
Mairie de Jurançon
Place De Junque
64110 Jurancon

Monsieur le président, veuillez trouver ci-dessous ma contribution à l'enquête publique sur le projet pilote de captage de CO² de Total.

Je constate que tous les documents de ce dossier ne portent que sur l'aspect technique du projet (mise en oeuvre, sécurité).
J'aborderai rapidement l'aspect technique mais c'est l'intérêt environnemental face au changement climatique qui me préoccupe.

Sur l'aspect technique, Total met le paquet pour nous convaincre que tout sera parfaitement maîtrisé et que la sécurité des riverains sera assurée. Le BRGM nous le confirme, mais seulement sur le court terme.
Au Nigéria et en Birmanie, l'entreprise Total s'assoit sur les droits de l'homme et sur le respect de l'environnement (voir http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/ATF_4p_Total_aggrave_son_cas.pdf pour les détails).
Qu'en sera-t-il à Jurançon ? La vie d'un jurançonnais vaudra-elle plus pour les actionnaires de Total que celle d'un Nigérien ou d'un Birman ?
Le BRGM ne me rassure pas beaucoup puisque c'est le représentant d'un état qui en parlant de protection de l'environnement entend construire des autoroutes et des centrales nucléaires, voire à les vendre à des dictateurs qui rêvent de la bombe.

Ma conclusion sur ce 1er point est donc vite faite : Total et les défenseurs de ce projet ne sont pas dignes de confiance et j'attends l'avis d'associations réellement indépendantes.


2ème point : quel est l'intérêt de ce projet et plus généralement du captage de CO² ?

L'humanité est face à au moins 3 problèmes d'égale importance :
1- Effondrement de l'écosystème (biodiversité, pollutions hors gaz à effet de serre).
2- Changement climatique.
3- Crise énergétique (actuellement : franchissement du pic de  production de pétrole, l'offre passe sous la demande, début de la pénurie énergétique, Total est bien placé pour le savoir mais reste extrèmement discret sur ce sujet qui va multiplier son chiffre d'affaire sans augmenter ses coûts de fonctionnement dans les mêmes proportions ; voir le site de l'ASPO pour les détail du pic oil).

Quel sont les effets du captage et stockage du CO² sur ces 3 problèmes ?

1) Concernant l'effondrement de l'écosystème, le CSC devrait être au mieux neutre.

2) Contre le changement climatique, en théorie c'est positif mais quel sont les ordres de grandeurs ? Est-ce significatif ou de la poudre aux yeux ? Faisons un rapide calcul de coin de table :
Hypothèse optimiste : les 7 000 sites éligibles seront équipés et opérationnels, ce qui donne une maximum de 10% à 20% de diminution des émissions mondiales de CO².
Hypothèse réaliste : 10% des 7 000 sites éligibles équipés et opérationnels, ce qui nous amène à 1% à 2% de diminution des émissions mondiales de CO².
A ceci, il faut encore enlever les relargages dans l'atmosphère pour les sites qui ne tiendront pas dans la durée (plusieurs centaines d'années).

L'objectif de réduction pour stabiliser la hausse de température mondiale est de 50% à 75% !
Le potentiel du CSC est donc très faible fasse au changement climatique.

3) Face à la crise énergétique, le CSC s'écroule car il consomme lui-même de l'énergie. Le CSC ne pourra pas être généralisé dans un contexte de pénurie énergétique et de libéralisation du marché de l'énergie puisque il est un surcoût.

Ma conclusion sur le 2ème point est donc la suivante : il est inutile de vérifier si cette technique est bonne ou pas, il est inutile de la mettre au point, puisqu'elle ne peut répondre à l'urgence environnementale.

L'effet pervers du CSC est de faire croire que la technologie va nous sauver, sans rien changer à nos habitudes, alors que ça va seulement nous coûter cher en nous faisant supporter un risque de plus.

Par contre, ce projet sert à Total à se donner une image "écolo" et à justifier les bénéfices colossaux qu'il engrange avec la flambée du prix du pétrole.

Pour finir sur une note plus positive, quelles sont les autres voies ?
- La maîtrise de la consommation d'énergie, ou sans langue de bois la diminution de la consommation, c.a.d. la sobriété énergétique et l'efficacité énergétique.
- Les énergies renouvelables.

Le potentiel des énergies renouvelables est faible aussi (impossibilité de remplacer le pétrole, voir http://www.manicore.com pour les détails), la diminution de la consommation énergétique est donc LA priorité.

Quand Total prônera la sobriété énergétique et investira dans les énergies renouvelables, alors le CSC pourra peut-être être envisagé pour quelques cas particuliers.

Je reste à votre disposition pour développer ces idées et je vous prie d'agréer mes sincères salutations.
Par Marc Pleysier - Publié dans : Réflexion
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 07:18
Réponse à l'article Le progrès est-il une tare en France ?

La décroissance, pas plus que la croissance, ne saurait être en soi une vertu. Ce n'est pas une nouvelle théorie économique ou un nouveau mode de vie à mettre en oeuvre mais avant tout un constat, un avertissement.
Avec le franchissement du pic de production de pétrole et bientôt ceux du gaz et de l'uranium, nous allons de fait entrer en décroissance énergétique.
Le progrés technologique ni pourra pas grand chose puisque ce n'est pas un problème technologique. Ce n'est pas d'une nouvelle technologie dont nous avons besoin (c.a.d. une nouvelle manière de transformer l'énergie) mais bien d'une nouvelle source d'énergie.

M Pées, si vous continuez à faire de la prospective sans creuser les fondamentaux que sont la physique et la thermodynamique, si vous continuez à amalgamer progrès technologique et progrès humain, vous serez encore deçu.
Deçu en 1er lieu que votre agriculture ne remplisse pas sont objectif merveilleux de nourrir la planète. Car dans un monde ou l'énergie décroît, les secteurs les plus énergivore sont touchés en 1er. Et votre agriculture, si elle est extrêmement efficace sur la charge humaine (calorie produite par heure de travail investie), est ridicule sur le plan énergétique (colorie investie par calorie produite).

Les objecteurs de croissance ne prônent pas un retour en arrière et un rejet du progrès technologiques mais entendent réorienter le progrès technologique dans une direction qui ne soit pas sans issue.
Par Marc Pleysier - Publié dans : Réflexion
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 07:28
Voici le descriptif d'une système d'épuration d'eaux usées par filtres plantés qui a été bâti en juillet 2008 à Corneillan (Gers).

Introx : Les filtres plantés sont un systèmes d'épuration très efficace et nécessitant peu de place : 1 m² par personnes si toilette sèche et pas d'utilisation de produit chimique (mode de vie écolo quoi). Compter environ 3 fois plus pour mode vie XX siècle.

Principe généreux : les filtres (3 ou 4) sant des bassins remplis de pouzzolane ou de graviers (5mm) dont la surface va permettre le développement de bactéries qui vont traiter l'eau. On plante des roseaux et autres plantes aquatique pour favoriser la vie des bactéries mais surtout pour éviter le colmatage (les racines travaillent le filtre).

Descriptance du systus de Corneillan :
- Système de collecte des eaux usée : classique, ne pas y mettre la collecte des eaux de pluie.
- Chasse : réservoir de 60 litres qui permet de bâcher dans le 1er bassin. Car il vaut mieux envoyer 60 l d'un coup qu'un petit pipi continu, ceci pour que tout le bassin soit mis à contribution et non un petit passage préférentiel.
- Ensuite un Y et 2 vannes pour alimenter les 2 1ers bassins qui sont en parallèle. Il faut changer de bassin tous les 15 jours, l'un se repose et sèche pendant que l'autre se rempli.
- Les 2 1ers bassins en parallèle sont verticaux, c.a.d. que l'entrée est en haut du bassin et la sortie en bas du coté opposé. Dans le regard de sortie, on prépare un coude suivi d'un tube de même longueur que la profondeur du bassin ; en branchant ce coude avec le tube dirigé vers le haut, on transforme le bassin vertical en bassin horizontal puisque la sortie est remonté en haut du bassin ; ceci permet de noyer les plantes avant un départ prolongé (pour qu'elles crèvent pas de soif).
- Les 2 derniers bassins sont en série (à la suite l'un de l'autre) ce qui fait que l'eau passera toujours dans 3 bassins (1 des 2 1ers et les 2 suivant). Les 2 derniers bassins sont horizontaux (entrée en haut et sortie en haut aussi mais coté opposé). La sortie est constituée d'un tube et d'un T de manière à aller chercher l'eau au fond du bassin, le T sert de regard,
- La sortie du dernier bassin peu alimenter une marre ou partir dans une pente. Normalement c'est propre.

Les bassins :
- Tronçons de buses rondes de 1.5m de diamètre, posée horizontalement, 50 cm de profondeur. On coule du béton au fond pour fermer le basin, le fond doit avoir un peu de pente pour les bassins verticaux. Un enduit d'étanchéitée est appliqué.
- Quelques cailloux entourent le tube de sortie, le fond du bassin est recouvert de 5 cm de gros gravier (40 mm), on remplie ensuite de pouzzolane ou de gravier fin. La granulométrie progressive sert à ce que l'écoulement de l'eau n'entraîne pas les graviers.

Les plantes :
- Roseau commun pour les 2 1ers bassins.
-
Plantes émergentes (?) pour les 2 derniers bassins.

Plouf d'info :
http://eauvivante31.free.fr/phytoepuration.html
http://www.ruralinfos.org/spip.php?article2517

Des photos dés que je peux...
Par Gédéol (Groupe pour la Décoissance à Oloron) - Publié dans : Action
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 07:57
En mars, la rencontre Gédéol avait pour thème :
"Après les élections, quelle place pour l'écologie dans la politique locale ?"

Voici un petit résumé de ce qui c'est passé depuis à ce sujet.

Lors de cette rencontre, un petit groupe (plus large que Gédéol) c'est formé pour solliciter la nouvelle équipe municipale.
L'idée était de concrétiser le lien qui s'était créé entre les candidats et les citoyens pendant la campagne Uthurry. Cette ouverture vers plus de démocratie participative était d'ailleurs écrite dans le programme de campagne.

Une lettre a été rédigée et envoyée à la mairie.
En fait un 1er groupe a rédigé une lettre qui a fait l'objet de critiques. Une ou 2 réunions ont été nécessaires pour produire la lettre que vous avez en fin de cet article.
Cette lettre a finalement était envoyée au conseil municipal le 28 avril et demandait un RDV pour discuter de la mise en place d'un cadre officiel pour que les non-élus puissent avoir connaissance des dossiers, donner leur avis, faire des propositions.
Plusieurs pistes étaient déjà données dans la lettre, par exemple relance du Conseil Consultatif Oloronais (CCO) et ouverture de l'Agenda 21 aux citoyens (voir la lettre).
Cette lettre avait 5 signataires.
 

REUNION DU 20 JUIN
Nous avons obtenu un RDV avec B Uthurry (maire, président CCPO) et JP Domecq (adjoint à l'environnement, 3ème vice président CCPO, conseillé général).

Uthurry a été empêché et nous avons vu seulement Domecq le 20 juin à la mairie.
Il n'avait pas lu la lettre et pensait que nous venions discuter de points précis liés à l'environnement et faire des propositions concrètes.
 
Après une heure et demie de dialogue de sourds, il a enfin entendu notre demande : un cadre formel pour organiser la participation des citoyens.
Lui voulait discuter de points précis et attendait des propositions voire des actions concrètes de notre part.
Le sujet de la démocratie participative ne semble pas l'intéresser énormément. Il n'y crois pas, les outils qui peuvent être mis en place sont d'après lui des usines à gaz qui tombent systématiquement dans la récupération politique au profit des élus. JPD nous propose de le contacter directement et individuellement pour tel ou tel point. Il nous demande aussi de "mobiliser" sur les points qui nous semblent importants (c'est à dire rassembler du monde).
Robert Bareille (conseiller municipal), ayant entendu une discution animée, dans la salle de réunion de la mairie, et venu voir ce qu'il se passé et nous l'avons invité à se joindre à nous. Il est manifestement plus intéressé que JPD par la démocratie participative mais est extrêmement prudent et préfère botter en touche (vous avez eu RDV avec Domecq, continuez avec Domecq).

Mon avis, rédigé à chaud après cette 1ère réunion :
**************************
Domecq est peut-être l'élu local le plus sensibilisé à l'urgence écologique mais il n'est de toutes évidence pas le bon interlocuteur pour la démarche que nous avons entreprise.
Tout ce qu'il nous propose est l'inverse de notre objectif : mobilisez-vous tous seuls, entreprenez des démarches individuelles. Ne vous occupez pas de l'Agenda 21 ("vous y croyez encore à ce truc là ?"). Ne vous occupez pas du CCO. Les conseils de quartier ? Bof, ça marchera pas mais on va le faire quand même histoire de faire quelque chose.
Bouquet final : après 2 H à essayer de lui faire rentrer dans la tête que nous voulons initier quelque chose avec LA MUNICIPALITE, il nous propose un rdv CHEZ LUI, donc probablement avec aucun autre élu.
Ce gars-là me semble être le joueur perso par excellence. L'homme politique de la société de l'individu roi.
Donc à mon avis, rien à attendre de lui dans le domaine de la démocratie participative. Sur le plan écologique oui, mais ceci est un 2ème temps.
Robert Bareille me semble beaucoup plus intéressant et intéressé par la démocratie participative. Mais il sais que le sujet est ultra délicat et il a botté en touche.
Quand à Uthurry, on sent que le sujet lui tient à coeur ! Car si une seule personne a lu notre lettre (ce qui semble être le cas), c'est lui. Et nous envoyer Domecq était le meilleur moyen d'enliser l'histoire. Ou alors lui non plus n'a rien compris à notre lettre.
*************************

Depuis, je suis allé montrer notre lettre à Fabien REICHERT (un des plus jeunes conseillers municipaux). Il avait vu la lettre et n'a pas été étonné de la manière dont c'est passé cette 1ère réunion. Il m'a promis d'en parler aux autres conseillers. Pas de nouvelles depuis.

AGENDA 21
En parallèle, avec Marie-pierre, nous avons essayé d'avoir des info sur l'agenda 21 porté par la communauté de commune (CCPO).
http://www.piemont-oloronais.fr/actualites/agenda21.php
Cette démarche "développement durable" a été initiée il y a 2 ans environ et promettait une participation des habitants (forum). Je m'y suis inscrit il y a plus d'un an, j'ai relancé début 2008 et très récemment. Manifestement c'est complètement fermé. Un cabinet extérieur à fait un audit, un plan d'action à été préparé et va être validé le 4 juillet mais impossible d'en savoir plus. Nous avons contacté Mme Pascale Palacin (salariée en charge de l'agenda 21 à la CCPO), M Minjuzan (maire d'Asasp et chargé de l'agenda 21 à la CCPO), JP Domecq (membre du bureau de la CCPO), M Frankenreck (directeur général des services à la mairie d'Oloron et contact agenda 21 pour Oloron), l'association BIE (seule association réellement sollicitée pour l'agenda 21).

REUNION DU 27 JUIN
Hier soir, nous (4 personnes) avons finalement vu JP Domecq chez lui.
La discussion a été intéressante mais plus centrée sur la méthode souhaitée par JPD (traiter des problèmes sans cadre formel) que sur la notre (créer un cadre formel pour inviter les citoyens à participer).
Pendant cette entrevue, nous avons parlé de beaucoup de choses et notamment de la suppression de l'utilisation du glyphosate (RoundUp) par la municipalité (c'est JPD qui a ammené ce sujet). Là aussi des désaccords méthodologiques entre lui et nous :
Position JPD à ce sujet : Proposez des solutions alternatives avant tout. Sinon, on part sur des études qui coutent cher et qui durent 3 ans. Il n'est pas possible pour un élu de solliciter directement les employés des services techniques pour trouver les solutions de remplacement, c'est pas leur boulot et de toutes façons ils ne vont pas vouloir s'occuper de ça.
Notre position : les solutions alternatives existent déjà et plusieurs communes les mettent déjà en oeuvre. Les services techniques sont compétents pour choisir parmi ces alternatives et certains employés attendent une volonté politique (nous avons discuté avec certains employés à l'occasion de la Fête des jardins aux serres municipales). S'ils ne sont pas associés au choix et à la mise en oeuvre des solutions, elles seront mal acceptées. Si la mairie affirme sa volonté de supprimer le glyphosate, on peut ensuite se mettre autour d'une table pour trouver des solutions ENSEMBLE.

Voici 2 autres points que j'ai relevé parmi d'autres :
Au sujet du développement routier, JPD n'a pas pris la mesure de la crise énergétique et nous a dis : "Je lutte CONTRE la relocalisation en construisant des routes". Car la concentration géographique des activités serait selon lui une tendance naturelle et à combattre. Il reconnait que le baril ne repassera pas en dessous des 100$ mais n'en tire pas une raison de remettre en cause le développement routier.
Au sujet du foncier, notamment agricole : Il s'intéresse à la mise à disposition de terres municipales pour du maraichage mais nous dis que la mairie ne possède presque rien de cultivable et que l'hectare agricole autour d'Oloron se vend dans certain cas 500 000 € car la constructibilité de ses terres n'est pas blocable dans la pratique. Donc impossible à la mairie d'aquérir des terres pour cela actuellement (le budjet environnement de la mairie est nul tellement la situation financière d'Oloron est serrée).


Lors de la 1ère réunion, nous avons vu que sur un sujet aussi global que la démocratie participative, c'était assez mal barré.
Lors de cette 2ème réunion, nous avons vu que même en acceptant de discuter de points particuliers d'individu à individu, on ne va pas beaucoup plus loin tant le fossé est grand entre l'administratif politique et nous.

Voila ou nous en somme pour le moment.

La piste proposée maintenant est de s'inviter à l'agenda 21 pour :
- signifier que nous n'acceptons pas que ce qui a été annoncé comme démocratique se fasse finalement en catimini.
- donner notre avis sur les points traités, car il est fort probable que cela relèvera de la bouffonnerie écologique.



***********************************************************
LETTRE ENVOYEE A LA MAIRIE :

Isabelle Guyot,

Jésus Alfos,

Marc Pleysier,

Marie-pierre Langla,

Serge Auré,


A l’attention de

Monsieur le Maire d’Oloron

et le Conseil municipal,

Monsieur le Président de la CCPO


 

Objet : demande de rendez-vous

 

Oloron le 28/04/2008


 

Messieurs,

Les questions environnementales et sociales préoccupent une part importante des citoyens et sont le véritable défi du XXIème siècle.

Suite aux débats de la campagne municipale ;

suite aux idées avancées dans le programme de la liste « Restons vrais » (« La commune (…) c’est aussi un lieu de proximité où doit s’exercer une véritable participation démocratique pour mieux imaginer des projets ambitieux ») ;

suite à la rencontre Gédéol sur le thème « Après les élections, quelle place pour l’écologie dans la politique locale » ;

ainsi que suite à plusieurs réunions et échanges informels ;

Nous sollicitons un entretien pour que ce partenariat entre les citoyens et les élus se concrétise.

Nous pourrions par exemple aborder les pistes suivantes :

  • relance et réforme du Conseil Consultatif Oloronais, voire son élargissement à la communauté de communes ;

  • relance de l’agenda 21 ;

  • réflexion sur un projet de territoire incluant véritablement la question environnementale ;

 

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Messieurs, nos sincères salutations.

Par Marc Pleysier - Publié dans : Action
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /2008 09:00
Après la passionnante soirée de Jeudi, consacrée au pétrole, au cours de laquelles nous avons débattu de plusieurs questions:
y a-t-il encore du pétrole caché sous le tapis? Les pays producteurs nous font ils marcher? Qui est King Hubbert? Peut on être heureux sans pétrole? Quelles conséquences va avoir la hausse du prix du pétrole? Faut il faire "grève" (??) lundi pour le gazole à 1 €? Et dans ce cas les Indiens et les Chinois ont ils eux aussi le droit de réclamer le pétrole pas cher pour leurs futures dizaines de millions de véhicules? Et par la même, par souci de cohérence, doit on aussi réclamer avec les pècheurs le droit de continuer à pécher du poisson même s'il n'y en a plus... du poisson? D'ailleurs, ne devrait on pas faire une grève générale pour avoir le droit de tous foncer dans le mur encore plus vite? Est il à contrario si déraisonnable d'admettre que nous vivons la fin du pétrole, et qu'on va devoir s'y préparer, si possible dans la joie et la bonne humeur?
Quelles sont les alternatives d'ailleurs? Comme le pétrole, va-t-on réussir à nous faire croire que l'uranium est une ressource illimitée et que la solution réside dans la construction de nouvelles centrales nucléaires?
Bref, après cette passionnante soirée donc, voici en complément et sans doute en réponse à certaines des questions posées (vos commentaires sont les bienvenus, pour poursuivre le débat) 2 textes, l'un tiré d'une interviouve de Nicolas Hulot parue dans "le Monde" du 11 juin (merci à Jean-Luk), l'autre de Yves Cochet paru sur actu-environnement.com le 30 mai (merci à Christian).


Nicolas Hulot : "La crise écologique réclame des mesures radicales au niveau européen"

Vous prônez l'instauration d'une contribution climat-énergie, au moment où les cours du pétrole sont déjà très élevés. Faut-il une nouvelle taxe ?

Oui, mais sans augmenter la pression fiscale globale. La France doit diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Il n'existe aucune limitation pour les transports, le logement, le tertiaire, l'agriculture, qui représentent les deux tiers des émissions. Donner un prix au carbone, pour orienter les investissements des entreprises et des consommateurs, est le seul moyen de préparer l'envolée future du coût de l'énergie, qui est inéluctable.

Est-ce un discours audible au moment où de nombreuses professions manifestent pour obtenir une baisse du prix des carburants ?

Il faut dire la vérité aux gens : la situation ne va pas s'arranger. Aujourd'hui, le politique réagit toujours dans l'urgence. En pleine crise, on distribue de l'argent à tout le monde, on baisse les taxes, mais dans six mois on devra recommencer. Si nous continuons dans cette voie, les conséquences sociales seront extrêmement lourdes. Pour nous préparer au chocs futurs, nous avons besoin de planification, même si ce mot fait peur. Il faut un plan Marshall européen pour aider à la reconversion dans certaines professions.
Le Monde, 11/06/08



La fin du monde tel que nous le connaissons
CHRONIQUE
- Actu-Environnement.com - 30/05/2008
 
Le compte à rebours a commencé : drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer de sorte que c'est bien le monde que nous connaissons qui tire à sa fin. C'est dans une période d'inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres que nous entrons bel et bien.
 

Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c'est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n'est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c'est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l'excès structurel de la demande mondiale sur l'offre de pétrole (économie) ; 3) l'intensification des guerres et du terrorisme pour l'accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d'abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l'énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d'inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu'en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l'ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd'hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l'histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l'ensemble de l'économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L'image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d'automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu'aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d'évitement ou d'adaptation n'auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l'offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu'à présent. Aujourd'hui, la demande dépasse l'offre. Cette nouvelle situation d'excès structurel de la demande mondiale sur l'offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L'inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l'agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens - croyants en une corne d'abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l'offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l'ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d'énergie ne peut que croître. L'avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l'énergie doit tendre vers le coût marginal. J'estime, au contraire, que le prix d'une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n'est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d'intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d'achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c'est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n'en possèdent pas, ou n'en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l'Allemagne n'en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd'hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l'Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu'à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l'opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l'Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l'Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l'Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l'accès à l'abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C'est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l'intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l'accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s'annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n'est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c'est la fin de l'énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c'est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l'Union européenne, la fin de l'aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu'ait jamais affrontée l'humanité (c'est LE problème). Afin d'en repousser un peu la date et d'en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l'apprentissage de la sobriété (c'est LA solution). C'est-à-dire, politiquement, une perspective d'autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d'énergie, une mobilisation générale de la société autour d'une sorte d'économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l'immensément complexe cycle du carbone, l'aval du cycle, désormais connu sous l'appellation de « changement climatique », est aujourd'hui l'objet d'une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l'environnement) destinées à réduire ou à s'adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l'amont du cycle du carbone, c'est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.


Yves COCHET
Par Fran - Publié dans : Réflexion
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