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Le film : Cultivons la Terre
Pour une agriculture innovante, durable et sans OGM
En prenant comme fil directeur la présentation des OGM agricoles actuellement sur le marché – des plantes transgéniques tolérantes à des herbicides et des plantes insecticides - ce film est un foisonnement de propositions alternatives, très concrètes et opérationnelles dans lesquelles chaque agriculteur peut se reconnaître.
Agriculteurs et chercheurs s’allient pour illustrer et crédibiliser une vision nouvelle de l’agriculture où le progrès ne se situe plus dans une logique d’industrialisation, mais bien dans une approche sensible du monde vivant.
Les pistes présentées dans ce film sont des pratiques agricoles oubliées améliorées par la recherche scientifique, ou des innovations faites par des agriculteurs dans leurs champs. La lutte biologique, le respect de la vie des sols, l’autonomie alimentaire des exploitations, les circuits courts de commercialisation, la sélection participative, sont autant de stratégies agricoles s'opposant à la logique du profit immédiat de quelques-uns au détriment de la terre nourricière et de la biodiversité.
Ce film est produit par Rés’OGM Info et ADDOCS, et réalisé par Honorine Périno (Les Blés d’or, Qui parle de breveter le vivant ?), avec le financement du Conseil Régional Rhône-Alpes et de la Fondation Nature et Découvertes.
Sortie DVD : le 7 mai 2008
Durée : 1h30 min
Nos marins, routiers, taxis, agriculteurs sont en colère: du fait de la hausse du prix du gasole leur profession est menacée. Du coup ils bloquent les raffineries, mettent en place des « opérations escargot », menacent le gouvernement de durcir leurs actions si celui ci ne diminue pas pour eux les taxes sur le carburant.
Un gouvernement censé oeuvrer pour le bien de tous et non les intérêts de quelques uns devrait pourtant leur dire la vérité: le pétrole pas cher, c'est fini...
Un pouvoir politique digne de ce nom devrait saisir cette opportunité pour remettre les choses en place: la hausse du carburant n'est pas due à une crise conjoncturelle mais bien à des causes structurelles: on s'approche d'une pénurie des énergies fossiles et il va falloir sèrieusement réfléchir à trouver de nouvelles pistes pour mieux gérer nos dépenses d'énergies.
N'est il pas absurde de vouloir continuer à consommer des ressources qui seront à l'avenir de plus en plus rares? N'est il pas totalement illusoire d'exiger une baisse du prix du gasole pour pouvoir encore le bruler comme on l'a fait jusqu'à présent, n'est il pas temps d' admettre ce qui semble encore impensable pour la majorité de nos concitoyens: le rationnement va devenir indispensable si on veut que nos descendants puissent bénéficier quelques temps encore du peu de réserves qu'on va leur laisser. En ces temps où l'hyper consommation est glorifiée comme participation de chacun à la relance de la sainte croissance ce terme de « rationnement » va sonner à l'oreille de beaucoup comme un véritable gros mot, et pourtant... Lisons à ce propos l'article paru dans le dernier n° de « la décroissance", et revenons à nos camions, heuu, moutons.
Mais c'est tout le contraire que fait notre gouvernement, en demandant à nos partenaires européens de diminuer les taxes sur les produits pétroliers afin de permettre à nos « professions menacées » de continuer leurs activités consommatrices de pétrole...
Qui aura le courage, puisque même notre super président se débine, lui pourtant si enclin à rouler des mécaniques, d'avouer aux marins qu'il est inutile de vouloir encore « attraper du poisson de plus en plus rare avec du gasole de plus en plus cher » (formule piquée au « Canard »), de dire aux routiers que le temps est venu pour la grande mutation des transports: la fin des milliers de camions qui traversent l'Europe pour convoyer des fraises cueillies en hiver au Maroc, mises en barquettes en Suède pour être mangées à Noël à Paris. Qui aura le courage de dire aux agriculteurs qu'ils vont devoir changer leur façon de travailler la terre, utiliser des tracteurs moins puissants et moins lourds, cesser d'utiliser des intrants chimiques à base de pétrole (engrais).
ça tombe bien: c'est justement ce que préconise le « Grenelle de l'environnement », dont notre Rolleix man de président est si fier, mais dont il ne veut pas voir combien les conclusions, pourtant bien timides au vu de l'urgence écologique, vont dans une direction totalement opposée aux revendications de nos professions « menacées ». N'oublions pas pour autant le citoyen que nous sommes tous: il va falloir apprendre à se désintoxiquer de la voiture, cette voiture à laquelle nous sommes si attachés, qui nous rend tellement de services, dont on a tellement de mal à se passer; mais le fait est pourtant là, et toutes les émeutes (oui oui, les émeutes de l'essence ne sont pas loin, déjà certains démagogues appellent les automobilistes à « bloquer les routes de France » pour du gazole à...1 €!) et les queues de plusieurs kilomètres aux pompes des stations service n'y changeront rien: on n'a pas d'autre choix...
Quelle formidable occasion portant de changer radicalement notre mode de produire et consommer... Nous avons à notre disposition tous les moyens pour mettre en oeuvre cette « révolution écologique » qu'appelle de ses voeux même le plus consensuel des écolos, le « gentil » Nicolas Hulot.
On ne va quand même pas attendre Sarko pour réfléchir ensemble à une sortie pacifique de l'ère du pétrole?
gagner quoi? Votre poids en produits
d'entretien biodégradables? Une maison passive? Un abonnement à vie à "la décroissance"? Non non non, malheureusement... mais un "voyage au Kenya avec nouvelles frontières"... Bref, vous l'avez
compris, la personne qui va gagner ce magnifique lot va bruler en quelques heures tout ce que l'utilisation de ce produit aurait permis d'éviter comme pollution à 747 familles pendant 380 ans
(calcul approximatif, mais on ne doit pas en être loin!) ... Encore un exemple lumineux de la façon dont le système capitaliste ingurgite, digère et vomit l'écologie sur le consommateur un tant
soit peu soucieux de ce qu'il achète...
Un vélo couché, pourquoi?
-Pour le confort (on explique ici tous les désagréments physiques engendrés par le vélo droit)
-pour le plaisir de transformer un vélo droit en tout autre chose
-parce qu'on est jamais mieux qu'allongé, non?
-pour l'aérodynamique
-parce que, et je ne saurai vous expliquer pourquoi, on n'a jamais le nez qui coule en vélo couché!
-parce que les mouches et autres insectes volants s'écrasent sur le plateau ou les pédales avant d'entrer dans votre bouche.
-parce qu'on veut pouvoir faire 50 km tous les jours sans avoir ensuite les fesses en marmelade.
-parce que le vélo est bien plus qu'un sport, un moyen de transport, et qu'il est important de s'y sentir bien.
Un atelier vélo couché à Oloron, ça consiste en quoi? À réunir 6 volontaires de tous âges (18 à 74 ans en ce qui nous concerne!), de tous sexes et de toutes conditions, soudés dans un seul et même but: se construire de leurs petites menottes leur propre vélo couché, sous la supervision d'un grand gourou, as de la récup et du tirage d'affaire même dans les cas les plus désespérés, qui saura regonfler les pneus, et surtout le moral des troupes en cas d'incident imprévu (perceuse rétive, lame de scie explosive, disqueuse impulsive).
Pour te permettre à toi aussi, ami lecteur, de te fabriquer ce véritable bijou high tech, bourré des nanoparticules les plus récentes, voici un petit reportage photo qui t'indiquera les grandes étapes...
Il faut d'abord 2 vélos (en acier, ne commence pas à couper ton VTT en carbone!), l'un modèle « cadre bas », donc version femme, ceci afin de pouvoir installer l'assise le plus bas possible. Ceci est très important. Pour l'autre c'est moins important puisqu'on ne va garder qu'une partie du cadre: un tube et le pédalier.
On démonte complètement le cadre femme (câbles, guidon et potence, gardes boue etc...), et surtout le pédalier, qu'on doit désolidariser entièrement du cadre.
À la disqueuse, on décape légèrement la peinture sur toutes les parties qui vont devoir être soudées (attention, le tube
vélo, c'est très fin).
Pour le 2è vélo, on coupe le cadre afin de ne garder que le pédalier avec le tube le plus long (celui qui va vers le
guidon) et environ 15 cm du tube qui part vers la selle (qui servira à fixer le dérailleur du plateau) voir photo. Ce tube va être fixé sur le tube de direction par soudure. Pour bien le mettre
en place, on peut y couper des petites « ailes », qu'on va riveter, comme ça on est sur qu'il ne bougera pas lors de la soudure. Attention aussi à la hauteur: il faut vérifier que la partie
supérieure de la chaine (le brin tendu), en alignant à l'oeil les pignons arrière avec le plateau, passe quelques cm au dessus de la fourche et ne touche aucun autre élement du vélo. Si ce n'est
pas le cas il faudra faire une entaille dans la fourche et la renforcer de l'autre coté pour que la chaine ait la place, et autant éviter ça si possible...
Il faut aussi souder des renforts entre le tube porte-pédalier et le tube de direction. On peut pour ça utiliser les petits tubes qui restent sur le cadre scié.
Ensuite, l'assise, une des parties les plus délicates, puisqu'on a décidé d'utiliser du contreplaqué marine (en 4 mm),
qu'on a plié et formé en versant dessus de l'eau bouillante. Puis on fixe l'assise sur 2 morceaux de
contreplaqué épais (14 m
m) qui ont la même forme, et qui vont permettre de la
fixer sur le cadre et de la solidifier. Partie délicate donc, puisqu'il faut être très précis dans ses
découpes, le parallélisme, et la confection du gabarit... Mais les photos vous parleront sans doute mieux que mes explications...
Fixation de l'assise: pour indication, on a fixé la partie inférieure de l'assise à environ 70 cm du sol. Il est évident
que pour des questions d'équilibre et de confort celle ci doit être la plus basse possible.
On perce d'abord 2 trous de 10 mm dans le cadre et la tige de selle, dans lesquels on place 2 tubes du même diamètre, lesquels tubes seront soudés. L'épaisseur des tube est de
1mm, le trou est donc adapté à des boulon de 8mm. On doit ensuite utiliser 2 « pattes » en métal (pour rester dans la récup, on a utilisé des tronçons de tube de cadre qu'on a tapés au marteau
jusqu'à ce qu'ils soient tout plats, puis pliés 2 fois à angle droit afin qu'ils s'insèrent parfaitement entre les 2 supports de l'assise), qui vont être solidarisées au cadre par une tige
filetée qui passe dans les tubes (heuu, vous suivez encore?). On rivète ensuite l'assise aux 2 « pattes »
(il ne faut pas que ça bouge!).
Dernière grosse partie: la direction. 2 options, au choix de chacun:
le plus « compliqué » à mettre en place, mais le plus esthétique et confortable ensuite, c'est le guidon en position
inférieure (sous l'assise). Il est solidarisé au cadre par une ti
ge filetée (perçage impressionnant!), et à la fourche
de direction par une biellette (ici encore, on a utilisé un petit tube de cadre). Ici encore, la position
doit être très précisément évaluée, afin que les bras ne soient pas trop tendus quand les mains tiendront les poignées!
2è possibilité: le guidon en position supérieure, plus « classique » donc. Avantage: plus simple (pas de gros perçage,
utilisation du tube de direction). Inconvénient: encombrera plus la vision quand on roulera, peut être aussi plus fatiguant pour les bras? Bref, pour ça il faut laisser le guidon sur sa potence,
dont on ne garde que le bas et le haut, lesquels sont fixés sur un tube plus long (le but étant d'allonger la hauteur du guidon afin que les genoux ne viennent pas y
taper).
Voilà pour le plus gros! Ensuite on doit remonter la chaine (il faut environ 2,5 chaines de vélo classique par vélo),
mettre un renvoi pour la partie inférieure (en téflon pour nous car on disposait de téflon, mais on peut utiliser une poulie crantée, qui diminuera sans doute les frottements), remonter les
freins, les câbles de vitesse, et... couvrir l'assise (mousse + tissus étanche).
Dans le "canard enchainé" de cette semaine, cet article sur la nouvelle menace qui pèse sur le Grand tétras des Pyrénées, car comprenez le, que vaut ce pauvre volatile qui n'est après tout qu'une grosse poule sauvage face à la construction d'une nouvelle station de ski ? En plus, ce maudit gallinacé est tellement discret qu'on ne peut même pas espérer attirer des touristes grâce à lui...
Et le Grenelle de l'environnement? Quoi? Vous m'avez parlé?
Avant hier j'ai pris cette photo dans un bar de Lescun (vallée d'Aspe). Franchement, le coq n'est il pas mieux entre ces 2 enceintes, bien au chaud, et puis s'il a soif il peut boire une petite Suze avec ses autres potes empaillés (2 isards et un sanglier, qu'on ne voit pas sur la photo)...
Malgré le Grenelle de l'environnement, en Ariège le grand tétras, ultraprotégé, ne dort pas sur ses deux oreilles.
Un tout petit village ariègeois , Mijanès, moins de 500 habitants dans le canton. Alentour, de vastes forêts sauvages qui abritent chevreuils, lièvres, aigles, sangliers, parfois même des loups et... le grand tétras. Ce dernier est une espèce protégée de coq de bruyère dont la population ne cesse de diminuer chaque année en France, Oui mais.
A Mijanès se trouve une station familiale de sports d'hiver. Laquelle, avec ses dix kilomètres de pistes, fait pâle figure face aux stations voisines des Angles ou de Font-Romeu qui en ont cinq fois plus. Du coup, elle veut s'étendre. Ce qui suppose de défricher en partie la forêt domaniale avoisinante, où vit le grand tétras. Il y a un an, le préfet de Région Midi- Pyrénées a donné son feu vert et autorisé la création d'une " Unité touristique nouvelle ,, Les amis du coq s'étaient pour- tant mobilisés : 67 % de son habitat seraient détruits, affirment-ils. Et l'office national de la chasse et de la faune sauvage reconnaît lui aussi que les aménagements prévus ne seraient pas dénués d'impacts sur la population des coqs de bruyère " Trop tard ?
Heureusement, le Grenelle de l'environnement est arrivé par là-dessus : désormais, promis-juré, on ne va plus, comme avant, bétonner, aménager et développer sans tenir compte de la biodiversité et, notamment, des espèces fragiles, Le grand tétras pouvait dormir sur ses deux oreilles, non ? Non : il ne manque plus que la signature de Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche (et ancien ministre de l'Environnement), pour commencer l'aménagement de la zone du tétras. A son ministère, on rassure en affirmant que " cette signature est condition- née par l'instauration de mesures permettant de limiter le ski hors piste et de protéger les 33 % d'espace restant pour le coq ". Mais, détail guère rassurant pour les coqs du voisinage, selon les auteurs du cahier des charges instaurant les dites mesures (des piquets et des filets de protection), " en dépit du dispositif , on peut légitimement craindre que le grand tétras n'abandonne définitivement cette zone d'hivernage " Curieusement, cette dernière conclusion ne sera pas rapportée au ministre : elle a été effacée du cahier des charges définitif présenté au comité de suivi début février.
A la préfecture de l'Ariège comme à l'office national des forêts (auteur de l'étude), personne ne connaît le responsable de cette fâcheuse omission d'une info pourtant utile à une prise de décision grenello-compatible...
Pour les écolos du Comité écologique ariègeois (CEA) qui ont attaqué le projet devant le tribunal administratif de Toulouse, le grand tétras risque d'être victime d'un projet qui constitue " une aberration non seulement écologique, mais également économique ". La communauté de communes ayant une capacité financière extrêmement réduite, 70 % des investissements devront en effet être assurés par des subventions. Et le retour sur investissement est loin d'être garanti ! Méme le trésorier- payeur de l'Ariège s'inquiète : Les années d'enneigement moyennes ou faibles sont plus fréquentes à Mijanès que dans la plupart des autres stations, cela doit conduire à une attitude prudente sur les perspectives de croissance. " Et avec le réchauffement climatique en prime il ne restera plus au grand tétras, en combinaison de ski et lunettes de soleil, qu'à prendre le remonte-pente pour contempler les pistes vides, certes, mais flambant neuves
Professeur Canardeau