Réponse à un article de M Pées, président d'Euralis

Publié le par Marc Pleysier

Réponse à l'article Le progrès est-il une tare en France ?

La décroissance, pas plus que la croissance, ne saurait être en soi une vertu. Ce n'est pas une nouvelle théorie économique ou un nouveau mode de vie à mettre en oeuvre mais avant tout un constat, un avertissement.
Avec le franchissement du pic de production de pétrole et bientôt ceux du gaz et de l'uranium, nous allons de fait entrer en décroissance énergétique.
Le progrés technologique ni pourra pas grand chose puisque ce n'est pas un problème technologique. Ce n'est pas d'une nouvelle technologie dont nous avons besoin (c.a.d. une nouvelle manière de transformer l'énergie) mais bien d'une nouvelle source d'énergie.

M Pées, si vous continuez à faire de la prospective sans creuser les fondamentaux que sont la physique et la thermodynamique, si vous continuez à amalgamer progrès technologique et progrès humain, vous serez encore deçu.
Deçu en 1er lieu que votre agriculture ne remplisse pas sont objectif merveilleux de nourrir la planète. Car dans un monde ou l'énergie décroît, les secteurs les plus énergivore sont touchés en 1er. Et votre agriculture, si elle est extrêmement efficace sur la charge humaine (calorie produite par heure de travail investie), est ridicule sur le plan énergétique (colorie investie par calorie produite).

Les objecteurs de croissance ne prônent pas un retour en arrière et un rejet du progrès technologiques mais entendent réorienter le progrès technologique dans une direction qui ne soit pas sans issue.

Publié dans Réflexion

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