Gédéol s'associe à ATTAC Pau, Gauche Alternative 64 et NPA Béarn pour dénoncer l'aberration du Grand Prix Automobile de Pau.
A l'heure où les problèmes écologiques (pollution, dérèglement climatique, épuisement des ressources énergétiques non renouvelables, etc) et
sociaux (crise économique, destruction des services publics, racket de l'argent public pour renflouer les banques, etc) deviennent insoutenables, les sports mécaniques sont
l'expression la plus flagrante de l'aveuglement général, de notre incapacité à entreprendre les changements vitaux.
Culte de la technologie au mépris de la nature, ils font la promotion de pratiques irresponsables (vitesse, pollution, gaspillage) et néfastes (bruit, compétition,
publicité), ceci pour l'unique profit des actionnaires de l'industrie des transports et de l'énergie.
Les dirigeants de l'industrie des transports savent pourtant déjà que la déplétion pétrolière sonne le glas de leur croissance, de manière bien plus certaine que la crise économique. Ils
feraient mieux de reconvertir leurs entreprises dans la production de systèmes économes (vélo électrique, panneaux solaires, éoliennes, etc).
Les dirigeants de l'industrie de l'énergie savent, quant à eux, que la crise énergétique va faire exploser leurs profits et il feraient mieux de ne pas jeter de l'huile sur le feu.
Quant aux organisateurs de ces manifestations "sportives", eux qui se targuent de stimuler l'activité économique et culturelle de leur ville, ils feraient mieux d'évaluer les retombées
économiques réelles de leur action et de considérer les conséquences à long terme de l'exemple qu'ils donnent à nos enfants.
Pur produit du XX siècle, les sports mécaniques n'ont plus leur place dans le XXIème.
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Pendant les 2 semaines précédents le GP, des équipes de 2 à 5 personnes distribuent le tract ci-dessus en se promenant dans Pau sur des engins roulants mal identifiés.
Ces vélambulations nous permettent aussi de prendre la température du public Palois atteint de la maladie de la bagnole (comme l'ensemble du monde occidental, mais ici nous avons une métastase
sérieuse). Une bonne moitié s'en fout complètement, comme de la nature en général et de l'avenir de leurs enfants. La consommation obligatoire, ils l'ont intégré à fond. Sur la moitié restante, une
majorité est contre cette manifestation sportivopognonesque et nous soutient. Le reste, c'est évidement les pro-GP et voici leurs arguments principaux :
- Ca a toujours existé ! Variante : c'est la tradition.
C'est Henri IV qui se retourne dans sa tombe. Et les habitudes, ça se change, quand elles sont mauvaises.
- Sans le GP, la ville est morte, il ne se passe rien.
Il se passe dans une ville ce que l'on y organise. La vie associative et culturelle est aussi développée à Pau que dans les autres villes de France et si certains ne perçoivent que le GP,
manifestation des plus bruyantes, ils devraient consulter pour leurs capacités auditives.
- J'aime les voitures.
L'argument massue et le plus fréquent ! JE JE JE, alors le reste n'a aucune importance. Inutile de lire ce tract ou même de discuter avec celui qui le distribue, au delà de mes désirs individuels,
point de réflexion, point de responsabilité.
Moins fréquent : Les sports automobiles font progresser la technologie et vont nous permettre de trouver une autre source d'énergie.
Comme stimulant du progrès technologique, on ne peut qu'être d'accord. Par contre pour trouver une autre source d'énergie, c'est une autre paire de manche, qui touche au divin ou à l'essence même
de la nature. Car l'énergie, ce n'est pas quelque chose qui s'invente mais seulement quelque chose qui se manipule et ce transforme, avec de la technologie. Il y a eu 2 révolutions énergétiques
dans l'histoire humaine : le feu il y a quelques centaines de milliers d'années et le fossile il y a 2 siècles, s'en remettre à une 3ème révolution énergétique et pour le moins hasardeux. Mais je
sort du cadre de cet article...
Voici les contributions des 4 organisations signataires :
ATTAC 64
A l’heure d’une crise économique, sociale et écologique, produite par la politique néolibérale, le Grand Prix Automobile de Pau apparaît clairement comme une manifestation
d’un autre âge : coût écologique indécent, apologie de la compétition et de l’individualisme, gaspillage de l’argent public de l’agglomération paloise.
Dans une période où la prise de conscience écologique est urgente et inéluctable, l’argent public de l’agglomération paloise doit-il servir à promouvoir ce genre de manifestation?
Pour un monde Écologique et Solidaire, Non au Grand Prix de Pau!
Le collectif Gauc
he Alternative Béarn
En 2008 à Pau, la liste "Vraiment à Gauche" de Schatz que nous soutenions, a fait émerger publiquement le débat sur
l'absurdité d'un grand prix automobile à Pau au 21ème siècle. Depuis la presse s'est emparé du dossier, et Martine Lignères Cassou, obligée d'intervenir dans le débat, nous promet un "grand prix
propre", avec contrôles
de pollution et plantation d'arbres équivalents CO2 !
Comme son collègue David Habib, défenseur des "bio" carburants imposés par les agro-industriels, elle se moque du monde et cette irresponsabilité nous mène dans le mur : ce n'est pas en cachant la
réalité par de fausses mesures et en faisant plaisir aux lobbies qu'on arrêtera la course infernale d'un système capitalisme destructeur d'hommes
et d'environnement. Il est temps de dire STOP ! Stop au délire autoroutier Langon-Espagne, stop au tout camion sur la N10, stop au diktat de Total sur les "solutions carburants", et bien sûr stop à
des "jeux" automobiles d'un autre âge dans les rues de Pau !
Gédéol
Le bruit court que l'édition 2010 du Grand Prix de Pau n'aura pas lieu.
Cette manifestation doit s'arrêter parce qu'elle est nuisible en soit, par les valeurs qu'elle prone (vitesse, compétition, culte de la technologie) et non parce que les constructeurs déclarent
forfait.
L'arrêt de cette manifestation doit être comprise et acceptée par les organisateurs et la municipalité de Pau, car c'est bien les sports mécaniques en général qui posent problème, bien plus que le
Grand Prix de Pau en particulier.
NPA Béarn
En l'absence d'arguments fondés et recevables par les palois, c'est au nom de la "tradition" et des intérêts économiques d'une minorité que les défenseurs du GP justifient le maintien de
cette compétition anachronique.
Le Grand Prix, c'est :
- près de 2 millions d'euros partis en fumée chaque année, soit davantage que le coût de la gratuité des transports en commun à Pau,
- des employés municipaux mobilisés pendant plusieurs mois,
- des nuisances pour les riverains et pour une majorité de palois,
- une vitrine publicitaire pour les grands groupes pétroliers et automobiles,
- des tonnes de pétrole gaspillées pour rien.
Parce que le maintien de cette compétition relève d'un choix politique archaïque, exigeons la suppression du GP de Pau et proposons à nos enfants un autre modèle de société.
Que cette pause soit définitive ! Le sport automobile à du plomb dans la jante.
Si le PS était un parti de gauche, il arrêterait ce GP pour réaffecter les 2M € au social. Si le PS avait compris l'urgence écologique, il arrêterait ce grand prix à cause du symbole antiécologique qu'il représente. Mais non, c'est juste pour des raisons économiques et techniques... Le PS est bien un parti de droite.
enfin bon déja vivement demin car les 1eres équipes arrivent je vais pouvoir gagnés pleins de sous. ciao a tutti
En 2 semaines, vous allez en toucher, des palois, et c'est sur que l'an prochain il y en aura moins à défendre cette "tradition"... si elle existe encore!