Forum des Alternatives 2009 - Atelier "Biens communs : eau et énergie"

Publié le par Bénédicte Veilhan

Animation-coordination : Bénédicte Veilhan

Nom des intervenants et de leur association/mouvement/fonction

Olivier Marcant : Collectif Adour Eau Transparente (CAET)

JM Capdeboscq : association Eau Secours SIEP de Jurançon

René Rochange : Attac

Dominique Liot

Jacques Mauhourat : SEPANSO-Béarn, association PERSEÜS-Ecoénergie, Délégué départemental du Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI)

 

Nombre de personnes participant à l'atelier : environ 40

 

Mots clefs-points forts-idées forces.

Bien communs, services publics, droit à l'eau et à l'energie, gestion publique/gestion privée, action individuelle/action collective, relocalisation.

 

Synthèse de la présentation:

A qui appartient l'eau, à qui appartient l'air ? à qui appartient l'énérgie ? A personne et à tous?Sont ils des biens communs, des biens publics, peuvent ils devenir des biens privés ?

L'appropriation des biens n'aboutit elle pas à des maux communs :"privatiser les profits, socialiser des coût". Comment résoudre la question de la crise de l'eau et de l'énérgie, dans les années qui arrivent ?

Si nous ne faisons rien nos sociétés industrielles vont traverser une crise énergétique sans précédent. La raréfaction des quantités d’énergie fossile à notre disposition et l’augmentation inéluctable de son prix remet en cause ce système de consommation boulimique et matérialiste.

La transition vers une société plus sobre et plus efficace pour assurer les besoins essentiels des sociétés humaines est inéluctable. Elle se fera certainement avec des tensions internationales extrêmes et risque d’enfoncer dans une précarité énergétique durable des populations déjà en difficulté.

Enjeux sanitaires:

  • 1,5 Milliards d'habitants n'ont pas accès à une eau potable

  • 3,5 Milliards ne bénéficient pas de systèmes d'assainissement

  • chaque année, 15 millions de morts causés par cela (1 enfant toutes les 8 secondes)

Enjeu alimentaire: importance de l'irrigation dans l'agriculture

Enjeu géostratégique: beaucoup de pays en état de pénurie, 300 fleuves partagés par plusieurs pays, situations de conflit (Israël-Palestine, Turquie-Syrie-Irak, Chine au Tibet ...)

Enjeu financier: les multinationales essaient de profiter de cet état ...

 

Synthèse des débats, convergences, divergences.

Le bien commun est à tout le monde et n’est à personne, qu’il soit don de nature (la source) ou construction sociale (le puits).

Mais "bien", signifie "propriété" et commun peut vouloir dire "gestion commune": les multinationales sont également pour les biens communs, elles proposent une gestion et une distribution ! Donc certains donnent préférence à la notion de "Droit à ..." l'eau, à l'energie

Transparence et démocratie necessaire. Importance du rôle de l'élu local et national.

Le bien public est pour tout le monde et chaque personne, dans un usage libre et équitable, il se rapporte davantage aux finalités.

Le bien public se réfère plus souvent aux droits humains et les biens communs à l’écologie, sans que l’inverse soit exclu.

Un bien n’est ni public ni commun en soi. C’est un choix de société.

Et la répartition équitable du bien public n’a de sens que si le bien commun est préservé.

Si nous continuons comme aujourd'hui, le capitalisme, sous prétexte de savoir faire, d'économies et de réduction d'impôts, les biens communs et publics continueront à partir à la dérive.

Si la gestion est possible par les privés elle est possible par des sevices publics : mais il n'y a pas d'argent vers les actionnaires, plutôt dévolu à l'entretien des installations.

Nous sommes à un moment de bascule, il faut se préparer à une société de rationnement..

Nous ne devons plus lutter contre le changement climatique, mais nous adapter, revoir nos standarts de confort : sobriété, efficacité energetique. Réduction du confort ou réduction du gaspillage. Nous seront environ 9 milliards en 2050 : quelle définition des besoins essenciels ? quel peut être un minimum vital? qui le determine ?

Discussion sur l'articulation entre l'action individuelle et l'action collectives.

Quelle rticulation entre local et global

Quelle echelle de gestion, selon la nature de l'élément distribué.

Question de la repartition des compétences : place des lobbies, conflit d'usage sur la quantité et la qualité...

Créer la souveraineté alimentaire, relocaliser

Attention à la nature de nos choix politiques : par exemple, les capteurs potovoltaïques : ils ont une emprunte écologique très forte, c'est une fause bonne réponse !

Difficulté de la diffusion des idées

Actions Robin des Bois pendant le conflit du printemps dernier contre l'externalisation des activités ERDF-GRDF Midi Pyrénées

Autres actions Robin des Bois (publiques ou non) - faire évoluer la loi

 

 

Proposition à l'issue de l'atelier, pistes de travail, mises en place d'actions

 

Nécessité de (re)définir les besoins essentiels à satisfaire.

Accès de l'énergie à tous et toutes et économies d'énergie

Consommations particuliers / professionnels et mesures individuelles / collectives

Consommer moins, consommer mieux, planification écologique, service public

Etre force de proposition pour préserver la ressource en eau, en qualité et en quantité, maintenir en bon état le réseau de distribution collectif pour les générations à venir,

Obtenir une gestion publique et transparente de la ressource en eau sur le territoire du SIEP de Jurançon.

Défendre les intérêts des usagers par une représentation de notre association dans les institutions gestionnaires et par tout recours juridique.

Prendre contact et mener des actions communes avec des associations ayant le même objet.

ATTAC vient de créer un réseau européen nommé Aquattac, et au cours des rencontres de Nanterre, a été émise une proposition: une taxe mondiale pour l'Eau.

 

Publié dans Réflexion

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